divers. Faut—il en conclure que l’ensemble du milieu
.
océanique est voué à une pollution totale et irrémédia—
.
'
ble? Dieu merci, nous n’en sommes pas encore là;
néanmoins, dans l’ignorance encore grande, qui est la
_'
nôtre aujourd’hui, des eiÏets à long terme des pOllu—
tions de toute nature, des mesures doivent être prises
‘
avec
la volonté d’aboutir à des solutions efficaces
‘
et
réalistes. D’aucuns proposent de laisser l’espace
"
océanique en dehors de toute activité à
.
caractère
_
industriel, d’autres vont même jusqu’à remettre en
cause les principes mêmes quiont permis à l’homme
de s’arracher à la fatalité des lois du milieu naturel.
__
Nous ne pensons pas que des propositions aussi radi—
,
cales soient vraiment réalistes. Ce n’est qu’à partir
[
d’une analyse précise des différentes causes de pollu—
4
tion et de leurs conséquences éventuelles “qu’il est
possible de prendre la véritable dimension des risques
que font peser sur notre environnement les pollutions
du monde océanique et de dénir les mesures qu’il
!
convient de prendre pour que les équilibres naturels
’
les plus fondamentaux ne soient pas déplacés de façon'
'
“
irréversible.
'
_
‘
Il est impossible de dissocier la pollution des océans
‘
de la pollution de l’ensemble “de notre milieu de vie.
En effet, en raison de la présence des eaux .de ruissel—__
lement, tout produit nocif répandu à la surface des
!
continents retourne à la mer, par les rivières et les '
’
euves ; toute pollution continentale contribue donc à
la pollution des océans. A ces pollutions d’origine ter—
,
,
-
restre (on les appelle terrigènes) s’ajoutent des pollu—_
'
tions d’origine littorale (les usines et les villes implan—
‘«
_
.
tées sur les côtes déversent des produits toxiques ou
_
._
des déchets directement dans la mer) et même ï_dés
;
pollutions d’origine purement océanique, telles 4195
,
,
«
marées noires,» provoquées par des'navires
_
liers accidentés, ou des fuites au cours, de forage en;
_
.
mer de puits d’hydrocarbures.- -
_Â
,
'
_'
…
!
_
'.
“223”
.
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cause les principes mêmes quiont permis à l’homme
de s’arracher à la fatalité des lois du milieu naturel.
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Nous ne pensons pas que des propositions aussi radi—
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possible de prendre la véritable dimension des risques
que font peser sur notre environnement les pollutions
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