1i‘NEH GÉTIQUES DE LA RA TION
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Le travail intellectuel ne donne lieu qu’à une très faible augmentation
de la dépense énergétique. Les émotions violentes ont un effet plus sen—
sible, mais encore discret, 5 a 10 p. 100 de la dépense de fond.
Donc pour un relieur qui travaille huit heures, il faut augmenter sa
ration de 048 calories, ce qui porte sa ration de travail a 2 700 calories
en
chiffre rond, tandis qu’un tailleur de pierre travaillant le même
temps doit recevoir un supplément de 2 400 calories qui porte sa ration
a 4 400 calories.
Comment les calories de la ration alimentaire doivent—elles être répar—
ties entre les trois ordres d’aliments énergétiques? On a eu l’occasion de
voir que ces aliments étaient substituables les uns aux autres sur le pied
de l’isodynamie et dans quelles conditions leur était applicable cette
règle d’équivalence, mais il y a lieu d’envisager pour la ration une com—
position optima.
Pnorums. —— Nous avons vu que le besoin d’albumine est
plastique en même temps qu’énergétique et qu’il ne doit pas être estimé
à moins de 70 grammes par jour pour un sujet de 70 kilogrammes. Encore
y a-t—il lieu de tenir compte dans l’apport nutritif en protides de la valeur
biologique des albumines, dénie plus haut. Si la ration contient beau—
coup d’albumines végétales, infériorisées par leur composition en acides
aminés et leur teneur en vitamine PP, il ne paraît pas exagéré de xer
à 100 grammes la teneur en albumine de la ration humaine. Cet apport
ne représente que 400 calories environ sur les 2 000 de la ration d’entre—
tien. Il n’y a pas intérêt à. dépasser ce taux de 100 grammes dans la
ration de travail, car les albumines, en raison de leur action dynamique
spécique élevée, sont un combustible dispendieux dont la consomma—
tion entraîne une déperdition d’énergie lorsque la température extérieure est élevée. Mais si la température est basse, les dépenses d’utilisa—
_
tion de l’aliment protidique peuvent être récupérées pour les besoins
'
de la calorication et il n’est pas douteux que, dans ces conditions,
l’albumine est un bon aliment de travail. Il faut d’ailleurs tenir compte
dans cette appréciation, de l’appétence très vive qu’exerce l’alimentation carnée chez les gros travailleurs.
«
GL 11010135. — Ils constituent l’élément énergétique le plus volumineux
_
de la ration. Il est aussi le moins cher. Mais il y a encore un avantage
d’hygiène alimentaire a ce qu’il gure en fortes proportions dans la
.
ration. Les raisons physiologiques en ont été en partie énoncées. Les
hydrates de carbone se comportent comme aliments d’épargne vis—à—vis
des albumines. Ils modèrent la formation du glycogène à partir des
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Le travail intellectuel ne donne lieu qu’à une très faible augmentation
de la dépense énergétique. Les émotions violentes ont un effet plus sen—
sible, mais encore discret, 5 a 10 p. 100 de la dépense de fond.
Donc pour un relieur qui travaille huit heures, il faut augmenter sa
ration de 048 calories, ce qui porte sa ration de travail a 2 700 calories
en
chiffre rond, tandis qu’un tailleur de pierre travaillant le même
temps doit recevoir un supplément de 2 400 calories qui porte sa ration
a 4 400 calories.
Comment les calories de la ration alimentaire doivent—elles être répar—
ties entre les trois ordres d’aliments énergétiques? On a eu l’occasion de
voir que ces aliments étaient substituables les uns aux autres sur le pied
de l’isodynamie et dans quelles conditions leur était applicable cette
règle d’équivalence, mais il y a lieu d’envisager pour la ration une com—
position optima.
Pnorums. —— Nous avons vu que le besoin d’albumine est
plastique en même temps qu’énergétique et qu’il ne doit pas être estimé
à moins de 70 grammes par jour pour un sujet de 70 kilogrammes. Encore
y a-t—il lieu de tenir compte dans l’apport nutritif en protides de la valeur
biologique des albumines, dénie plus haut. Si la ration contient beau—
coup d’albumines végétales, infériorisées par leur composition en acides
aminés et leur teneur en vitamine PP, il ne paraît pas exagéré de xer
à 100 grammes la teneur en albumine de la ration humaine. Cet apport
ne représente que 400 calories environ sur les 2 000 de la ration d’entre—
tien. Il n’y a pas intérêt à. dépasser ce taux de 100 grammes dans la
ration de travail, car les albumines, en raison de leur action dynamique
spécique élevée, sont un combustible dispendieux dont la consomma—
tion entraîne une déperdition d’énergie lorsque la température extérieure est élevée. Mais si la température est basse, les dépenses d’utilisa—
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tion de l’aliment protidique peuvent être récupérées pour les besoins
'
de la calorication et il n’est pas douteux que, dans ces conditions,
l’albumine est un bon aliment de travail. Il faut d’ailleurs tenir compte
dans cette appréciation, de l’appétence très vive qu’exerce l’alimentation carnée chez les gros travailleurs.
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GL 11010135. — Ils constituent l’élément énergétique le plus volumineux
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de la ration. Il est aussi le moins cher. Mais il y a encore un avantage
d’hygiène alimentaire a ce qu’il gure en fortes proportions dans la
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ration. Les raisons physiologiques en ont été en partie énoncées. Les
hydrates de carbone se comportent comme aliments d’épargne vis—à—vis
des albumines. Ils modèrent la formation du glycogène à partir des
