MÉTABOLÏSAÆE DES PROT]DES
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Les faits relatifs à la conversion des acides aminés qui ont été
révélés par l’usage expérimental de l’isotope N15 comme traceur sont
de nature a remettre en cause la spécicité du besoin d’acides aminés
(voir p. 595).
On ne peut plus considérer le besoin d’acides aminés sous l’angle
d’une nécessité aussi rigoureùse que celle des vitamines.
La notion du rôle spécial jouée par chaque acide aminé dans la
nutrition, soulignée par Lambling en 19—19, n’en est pas affaiblie.
Les expériences d’Osborne et Mendel avaient montré le rôle spé—=
cique joué dans le métabolisme de croissance par la lysine, et qu’elle
ne peut être remplacée par aucun autre acide aminé.
La nécessité du tryptophane et de la tyrosine a été prouvée par les
expériences d’Abderhalden, de Wilcock et Hopkins. Le mécanisme
n’en est pas éclairci, mais on a vu plus haut que l’on entrevoit des rap—
ports entrela tyrosine, la thyroxine et l’adrénaline, également avec
l’histamine. -
On admet un rapport entre la cystine et l’ergothionine, transporteurs
d’oxygène des globules rouges.
Dans les échanges respiratoires interviennent également des complexes
d’acides aminés comme le glutathion (cystine, acide glutamique, glycocolle).
Enn le rôle de l’arginine dans la fonction uréopoïétique a été ana—
lysé plus haut.
Ces besoins qualitatifs satisfaits, l’ensemble des acides aminés, qu’ils
résultent de la protéolyse des protoplasmes par usure fonctionnelle
ou proviennent de l’excédent des acides aminés de la ration non utili—
sés pour le renouvellement cellulaire, est traité comme principe énergétique, désaminé et comburé. Nous avons vu que le résultat de cette
utilisation est la production de déchets multiples dont le plus parfait
.
est l’urée, dont la plupart des autres sont toxiques. Alors que lesprin—
cipes alimentaires ternaires glucidiques et lipidiques n’enge'ndrent
que des déchets gazeux éliminés par l’émonctoire respiratoire, le méta—
—
bolisme azoté engendre des déchets uniquement solubles, éliminés par
—
l’émonctoire rénal et dont l’élaboration comporte le passage par des '
étapes toxiques. La désassinlation de5‘protides revêt l’allure d’une
série de processus antitoæiques.
»
L’urée représente le point de neutralité biochimique le plus parfait
auquel le métabolisme conduise les résidus de l’utilisation énergétique des
principes azotés. L’oxydation de l’azote n’est pas poussée par l’éco—
nomie a son terme nal. L’azote est rejeté à l’état d’oxydation incom-
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Les faits relatifs à la conversion des acides aminés qui ont été
révélés par l’usage expérimental de l’isotope N15 comme traceur sont
de nature a remettre en cause la spécicité du besoin d’acides aminés
(voir p. 595).
On ne peut plus considérer le besoin d’acides aminés sous l’angle
d’une nécessité aussi rigoureùse que celle des vitamines.
La notion du rôle spécial jouée par chaque acide aminé dans la
nutrition, soulignée par Lambling en 19—19, n’en est pas affaiblie.
Les expériences d’Osborne et Mendel avaient montré le rôle spé—=
cique joué dans le métabolisme de croissance par la lysine, et qu’elle
ne peut être remplacée par aucun autre acide aminé.
La nécessité du tryptophane et de la tyrosine a été prouvée par les
expériences d’Abderhalden, de Wilcock et Hopkins. Le mécanisme
n’en est pas éclairci, mais on a vu plus haut que l’on entrevoit des rap—
ports entrela tyrosine, la thyroxine et l’adrénaline, également avec
l’histamine. -
On admet un rapport entre la cystine et l’ergothionine, transporteurs
d’oxygène des globules rouges.
Dans les échanges respiratoires interviennent également des complexes
d’acides aminés comme le glutathion (cystine, acide glutamique, glycocolle).
Enn le rôle de l’arginine dans la fonction uréopoïétique a été ana—
lysé plus haut.
Ces besoins qualitatifs satisfaits, l’ensemble des acides aminés, qu’ils
résultent de la protéolyse des protoplasmes par usure fonctionnelle
ou proviennent de l’excédent des acides aminés de la ration non utili—
sés pour le renouvellement cellulaire, est traité comme principe énergétique, désaminé et comburé. Nous avons vu que le résultat de cette
utilisation est la production de déchets multiples dont le plus parfait
.
est l’urée, dont la plupart des autres sont toxiques. Alors que lesprin—
cipes alimentaires ternaires glucidiques et lipidiques n’enge'ndrent
que des déchets gazeux éliminés par l’émonctoire respiratoire, le méta—
—
bolisme azoté engendre des déchets uniquement solubles, éliminés par
—
l’émonctoire rénal et dont l’élaboration comporte le passage par des '
étapes toxiques. La désassinlation de5‘protides revêt l’allure d’une
série de processus antitoæiques.
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L’urée représente le point de neutralité biochimique le plus parfait
auquel le métabolisme conduise les résidus de l’utilisation énergétique des
principes azotés. L’oxydation de l’azote n’est pas poussée par l’éco—
nomie a son terme nal. L’azote est rejeté à l’état d’oxydation incom-
