se
FONCTIONS DE NUTRITION
totale. Les travaux de Forster étaient antérieurs à la découverte des
vitamines. On sait aujourd’hui que le traitement appliqué à la viande
1
pour la déminéralisation entraîne une dénaturation qui la vicie au
'
point de vue alimentaire, et qu’il est trop simpliste d’attribuer la mort
des chiens de Forster à la seule inanitiou minérale.
Le caractère de nécessité des aliments minéraux ne peut pas être
mis en évidence par une expérience cruciale. Il n’en est pas moins réel
'
et se trouve sufsamment démontré par le rôle capital que jouent dans
l’économie chacun des principes minéraux constituants : fer, calcium,
,
phosphore, sodium, potassium, iode, cuivre, rôle qui sera examiné par
'
la suite pour chacun de ces éléments.
De tous les constituants minéraux de la ration, le seul sel qui soit
ajouté aux aliments complexes est le chlorure de sodium.
Le chlorure de sodium ajouté dans la cuisine correspond-il a un besoin
'
naturel? Y a—t—il une déperdition active de chlorure de sodium supé—
rieure àla quantité de ce sel contenue dans les aliments d’origine animale
et végétale, nécessitant l’addition journalière de chlorure de sodium
à la ration?
.
_
Bunge a recherché la cause d’un appaum‘issehient de l’organisme en
chlorure de sodium dans le fait que les aliments végétaux riches en
'
_
potassium engendrent dans l’organisme du carbonate de potassium.
.
Celui—ci déplacerait le chlore du chlorure de sodium sanguin, et ce chlore
sous forme de chlorure de potassium serait éliminé par le rein. Il y
aurait donc une source de déperdition chlorée, dépendant en grande
partie de l’origine végétale de l’alimentation et le chlorure de sodium ' '
alimentaire aurait pour eñet_ d’assurer l’équilibre chloré du milieu inté—
;’
rieur et des humeurs.
_
-
'
_
La suppression du chlorure de sodium alimentaire couramment pres—
_
-
crite pour alléger le travail du rein n’a nullement pour e"et de rompre
’
l’équilibre chloruré du plasma sanguin.
On sait, d’autre part, qu’il existe des races qui n’ajoutent pas de sels Ï
à leurs aliments et, mieux, qui recourent pour leur donner une sapidité
a l’addition de chlorure de potassium sans que cette pratique modie
—
,
leur équilibre chloruré sanguin. '
-
'
La sapidité du chlorure de sodium, et l’habitude culinaire de recher—
»
cher sa saveur, paraît en dernière analyse la raison majeure de son
—_
adjonction par L’homme aux aliments.
.
'
_
La composition correcte de la ration alimentaire du point de vue des
constituants plastiques minéraux est donc un résultat obtenu sans pré—
.
llt1011 et
usage des aliments naturels. Cette constatation
,
;
FONCTIONS DE NUTRITION
totale. Les travaux de Forster étaient antérieurs à la découverte des
vitamines. On sait aujourd’hui que le traitement appliqué à la viande
1
pour la déminéralisation entraîne une dénaturation qui la vicie au
'
point de vue alimentaire, et qu’il est trop simpliste d’attribuer la mort
des chiens de Forster à la seule inanitiou minérale.
Le caractère de nécessité des aliments minéraux ne peut pas être
mis en évidence par une expérience cruciale. Il n’en est pas moins réel
'
et se trouve sufsamment démontré par le rôle capital que jouent dans
l’économie chacun des principes minéraux constituants : fer, calcium,
,
phosphore, sodium, potassium, iode, cuivre, rôle qui sera examiné par
'
la suite pour chacun de ces éléments.
De tous les constituants minéraux de la ration, le seul sel qui soit
ajouté aux aliments complexes est le chlorure de sodium.
Le chlorure de sodium ajouté dans la cuisine correspond-il a un besoin
'
naturel? Y a—t—il une déperdition active de chlorure de sodium supé—
rieure àla quantité de ce sel contenue dans les aliments d’origine animale
et végétale, nécessitant l’addition journalière de chlorure de sodium
à la ration?
.
_
Bunge a recherché la cause d’un appaum‘issehient de l’organisme en
chlorure de sodium dans le fait que les aliments végétaux riches en
'
_
potassium engendrent dans l’organisme du carbonate de potassium.
.
Celui—ci déplacerait le chlore du chlorure de sodium sanguin, et ce chlore
sous forme de chlorure de potassium serait éliminé par le rein. Il y
aurait donc une source de déperdition chlorée, dépendant en grande
partie de l’origine végétale de l’alimentation et le chlorure de sodium ' '
alimentaire aurait pour eñet_ d’assurer l’équilibre chloré du milieu inté—
;’
rieur et des humeurs.
_
-
'
_
La suppression du chlorure de sodium alimentaire couramment pres—
_
-
crite pour alléger le travail du rein n’a nullement pour e"et de rompre
’
l’équilibre chloruré du plasma sanguin.
On sait, d’autre part, qu’il existe des races qui n’ajoutent pas de sels Ï
à leurs aliments et, mieux, qui recourent pour leur donner une sapidité
a l’addition de chlorure de potassium sans que cette pratique modie
—
,
leur équilibre chloruré sanguin. '
-
'
La sapidité du chlorure de sodium, et l’habitude culinaire de recher—
»
cher sa saveur, paraît en dernière analyse la raison majeure de son
—_
adjonction par L’homme aux aliments.
.
'
_
La composition correcte de la ration alimentaire du point de vue des
constituants plastiques minéraux est donc un résultat obtenu sans pré—
.
llt1011 et
usage des aliments naturels. Cette constatation
,
;
