MÉTABOLISME DES GLUCIDES
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5 grammes d’azote correspondant a environ 32 grammes d’albuminé‘
_
qui n’auraient pu engendrer 60 grammes de glucose. L’impossibilité est
.
manifeste. Il faut donc que le foie de l’animal diabétique en inanition
_
tire
glucose d’une source supplémentaire en dehors des protides.
'
Si un animal dépancréaté reçoit une ration de protides et de glu— _
‘
cities, il élimine 2,8 g.. de glucose par gramme d’azote urinaire, nous
l’avons vu. Si on augmente l’apport en glucides d’une certaine quantité,
elle réapparaît en supplément de glucose éliminé, mais l’élimination
azotée s’accr0ît dans la même proportion et le rapport D/N reste cons‘
tant, égal à 2,8. Ce fait montre que l’ingestion de gluc0se dans le diabète
'
pancréatique entraîne une azoturie et une déperdition d’albumine
_
-
correspondante qui concourt à expliquer la déchéance physiologique
rapide et la mort des animaux dépancréatés.
_
‘
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'
Formation de glycogèneépatique aux dépens des lipides
alimentaires. —— Püger voyait dans les lipides la source prin—
—
cipale du glycogène hépatique. Ses arguments d’analogie avec la
-
transformations des huiles en amidon dans les graines n’avaient qu’une
faible valeur;
-
—
Ringer (1912) a montré que l’acide propionique (en C5) et l’acide
_
'_
valérique (en C3) augmentent la glycosurie dans le diabète
.
,
Burn et Marks,ont établi que si” l’on prélève lefoie d’un animal
_
_
nourri de\graisses et si on le perfuse avec des acides gras,
il” s’enrichit
.—
'
_
-
_
‘
Plus récemment, Deuel, étendant et précisant l’observation de Ringer,
_
-
;
-
a montré que l’alimentation avec des savons de soude d’acide, gras - '
:
,
à chaîne de carbones pairs ne donne pas'de glycogène hépatique, mais
»
que les savons d’acides à chaînes de carbones impairs- fournissent de
'
_
1
grandes quantités de_glyCogène hépatique.
»
‘
.
—
_
_ ' ._
Enn Young, en' analysant le bilan d’un chien de 40 kilogrammes
'.
‘
inanitié, produisant 60 grammes de sucre,-a montré que lam0itié seu_—
'
,
lement de ce sucre pouvait provenir des protides et'des glucides et que
_
'
f “_' __
_
la moitié au moins provenait nécessairement dela transformation des ,
'
_
.
graisses.
.
_
.
.
1
-
«
',
L’origine lipidique du glycogène hépatique doit être conSidéi‘éeÿ
comme
Cette source joue un rôle particulièrement important
'
dans l’inanition,.
lorsque l’organisme ne dispose que de
_
'
quantités insufsantes de glucides et-de pi‘0tides. L’animal—î en ‘inani— .—
_
ti0n ne dispose comme réserve glucidique que de ses dépôts de glycogène,’ , -î :
.
'
vite épuisés, et comme principes protidiques il est obligé "d’attaquer
,
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l’avons vu. Si on augmente l’apport en glucides d’une certaine quantité,
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