.
b
,
46
FONCTIONS DE NUTRITION
‘
tendent les opérations nutritives est directement sous l’inuence des
combustibles apportés par l’alimentation. Elle n’est pas à la merci de
l’alimentation. Le métabolisme des protides mène le jeu parce qu’il
est le plus étroitement adapté au rythme prandial, celui dont les oscilla'
tions sont le plus rapidement amorties.
Voici les faits :
,
L’équilibre de constance de poids d’un organisme adulte peut être
ébranlé en modiant la ration alimentaire, soit pour augmenter l’apport
nutritif, soit pour le diminuer. Dans les deux cas, l’individu est contraint
'
d’adapter la nature et l’intensité de ses combustions aux conditions
,
nouvelles.
,
_
Dans le
de l’alimentation surabondante, l’organisme stocke sous
,
forme de réserves les principes excédant les capacités de combustion.
,
Il les stocke sous forme de graisses ou de glycogène, très peu, ou prati'
quement pas, sous forme d’albumine.
L’apport en azote est—il porté dans la ration a un taux plus élevé et
maintenu à ce taux dans les jours suivants, en voit l’élimination azote‘e
_
s’élever, après une période d’adaptation, atteindre exactement le taux
de l’azote ingéré et s’y maintenir. La péréquation de l’azote ingéré et
de l’azote excrété est réalisée à un taux plus élevé. Un nouvel équilibre
_
_
s’est établi.
'
*
? Voici une expérience de Voit.
—
'
JOURS
APPORT D’AZOTE
EXCRÉ'I‘ION D’Az0'rE
Bl}.AN
\
EN
EN
GRAMMES
DE L AZOTE
,
1
_
‘
._
17,0
18,6
.
——1,6
,
‘
'
2
_
51,0
41,6
+ 9,4
.
3
-
51,0,
44,5
+ 6,5
,
4
-
'
'
51,0
47,3
+ 3,7
:
5
51,0
47,9
+ 3,1
,
_
6
,
_
51,0
49,0
+ 2,0
7
'
51,0
_
49,3
+. 1,7
—
*
8
51,0
-
51,0
,
’
0
'
î
-
,
,
Dans le cas de l’alimentation inSu‘1seinte, l’organisme est contraint
‘
î .,
pOur as'surer son-entretien de recourir à ses réserves. L’app0rt en azote
-_èst-il réduit dans la ration et maintenu
taux inférieur? On voit
'
É
mination az0tée se réduire, après une période d’adaptation de quelques
'
’
jours, se restreindre exactement au taux de l’apport azoté alimentaire,
2
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