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FONCTIONS DE NUTRITION
lysine et de glycocolle n’entretient pas l’équilibre azoté, et que la gliadine
du froment et l’hordéine de l’orge qui manquent de lysine sufsaient
,
pour entretenir l’équilibre azoté, mais ne su llisent pas'a assurer la croissance. Zéine, gliadine et hordénine sont valorisées par contre—épreuve
si on leur adjoint les acides aminés qui leur font défaut.
Le besoin d’acides aminés s’exerce donc d’une manière spécique pour
chacun d’entre eux. Cette précision vient éclairer le sens du besoin
d’albumine et caractérise le rôle particulier des albunrines dans les trois
»
ordres d’aliments énergétiques. Leur présence dans la ration est néces'
sitée par un besoin plastique de l’organisme qui n’existe pas pour les
lipides et les glucides. A leur utilisation énergétique se sura joute un rôle
spécique dû au fait que l’être vivant est adapté dans chaque espèce à
recevoir l’aliment azoté sous la forme de certains acides aminés, qu’il
a besoin d’une certaine quantité (déterminée) de chacun d’eux et ne le
peut recevoir sous aucune autre forme. La suppression des acides aminés
_
indispensables'ne peut être suppléé‘e par aucun autre apport et tout surplus de chaque acide aminé au taux requis est du gaspillage.
‘
L’examen des besoins qualitatifs de l’être vivant nous conduit donc
a propos du besoin d’albumine à constater une adaptation étroite de
'
'
ses fonctions nutritives aux conditions alimentaires de son milieu. Les
protides, dans l’appoint des principes premiers apportés au foyer vital,
seront nalement comburés comme les glucides et les lipides, mais avant
.
de participer aux combustions et a la production de chaleur ils fournis—
.
sent à l’organisme des architectures moléculaires que celui—ci ne peut
pas édier lui—même a partir des éléments, et dont il se sert pour réparer
ses pertes en albùmines constitutives. Cette impuissance à fabriquer de
"
-
l’az’ote aminé constitué une différence essentielle entre les végétaux
et
les animaux. C’est en elle que le besoin d’albumine trouve son explica—
tion”.
'
'
-'
-
'
—
.
.
=T-L’analyse
du besoin d’albumine nous a—amené à constater qu’il y a
'
lieu de considérer une valeur biologique des albumines. Une albumine
f:
a une valeur biologique d’autant plus élevée que, contenant tous les
,
.
acides aminés nécessaires, elle les contient dans une proportion-plus
.
voisine de celle des albumines constitutives de l’être vivant. -Sitôt
»
qu’est atteint dans une albumi'ne par un acide aminé le taux du besoin
_
requis pour réparer la quote d’usure des
l’excès de cet acide
_
,
aminé perd
son "caractère de nécessité plastique et devient pour l’orga4
-
,
nismeun eombustible indi’érent et'l"on retrouve dans l’urine l’aZote de
,
_
.
ces.
acides“» aminés en
C’est “sur ce point que Thomas a propose
7
de juger‘ la valeur'biologique des albunäines. Un” animal est mis
_
.
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