LE PLAS.MÀ
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tasie comme point de départ, comme aboutissement ou comme clé de
voûte.
La constance du milieu intérieur, autant que comme résultat du fonc—
tionnement unitaire d’un organisme, doit être envisagée comme condi—
tion de vie pour tous les tissus. Les propriétés et la composition du plasma
représentent en elîet pour chaque cellule son milieu, le milieu tout au
moins duquel elle subit la loi, le milieu qui l’alimente et qui la condi—
tionne. Le milieu réel de la vie cellulaire est représenté par les liquides
interstitiels.
—
Le plasma artériel, et cette condition concourt à préserver sa Xité,
n’entre en contact avec aucune cellule de l’économie directement. Il se
cantonne dans le torrent circulatoire et n’effectue que des échanges
partiels au niveau des capillaires avec les liquides interstitiels. Il leur
livre les matériaux anaboliques et les débarrasse des déchets de la désas—
similation, mais par milieu interposé. Son intégrité est protégée par la
barrière hématohistiocytaire (Stern). Les phénomènes de nutrition générale dont le plasma est l’agent efcient s’opèrent par une activité de
ltration (et peut—être de sécrétion) du plasma aux liquides interstitiels
et des liquides interstitiels aux cellules, dans les deux sens.
__
La constance de composition du plasma sanguin est assurée par un
_
roulement d’échanges avec les liquides interstitiels. Son étude est
inséparable de celle des grands émonctoires : poumon, rein, fonc—
tion sudorale, mais aussi de celle des humeurs: liquide interstitiel et
_
lymphe.
Cette étude de la lymphe, de l’urine et de la sueur sera donc liée à celle
du plasma, mais auparavant il convient d’examiner la composition
du plasma, la signication de ses constituants et de poser pour
chacun d’entre eux les problèmes de régulation homéostasique qu’il
soulève. De la plupart de ces régulations, le mécanisme ne pourra être
utilement étudié qu’après avoir exposé les connaissances sur le métabolisme intermédiaire nécessaire‘à leur intelligence.
analyse se pla—
cera donc dans les chapitres suivants au fur et à mesure des possibilités
de le faire clairement.
Composition du plasma. —— Si longue que soit la liste que l’on
établit des constituants du plasma, elle est toujours incomplète. Même
parmi les composants connus du plasma certains sont pratiquement
indosables. En nous bornant à l’énumération des principaux d’entre eux
et des mieux connus, il convient dès l’abord de classer ces principes
d’après leur signication physiologique. C’est moins la physiologie qui
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tasie comme point de départ, comme aboutissement ou comme clé de
voûte.
La constance du milieu intérieur, autant que comme résultat du fonc—
tionnement unitaire d’un organisme, doit être envisagée comme condi—
tion de vie pour tous les tissus. Les propriétés et la composition du plasma
représentent en elîet pour chaque cellule son milieu, le milieu tout au
moins duquel elle subit la loi, le milieu qui l’alimente et qui la condi—
tionne. Le milieu réel de la vie cellulaire est représenté par les liquides
interstitiels.
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Le plasma artériel, et cette condition concourt à préserver sa Xité,
n’entre en contact avec aucune cellule de l’économie directement. Il se
cantonne dans le torrent circulatoire et n’effectue que des échanges
partiels au niveau des capillaires avec les liquides interstitiels. Il leur
livre les matériaux anaboliques et les débarrasse des déchets de la désas—
similation, mais par milieu interposé. Son intégrité est protégée par la
barrière hématohistiocytaire (Stern). Les phénomènes de nutrition générale dont le plasma est l’agent efcient s’opèrent par une activité de
ltration (et peut—être de sécrétion) du plasma aux liquides interstitiels
et des liquides interstitiels aux cellules, dans les deux sens.
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La constance de composition du plasma sanguin est assurée par un
_
roulement d’échanges avec les liquides interstitiels. Son étude est
inséparable de celle des grands émonctoires : poumon, rein, fonc—
tion sudorale, mais aussi de celle des humeurs: liquide interstitiel et
_
lymphe.
Cette étude de la lymphe, de l’urine et de la sueur sera donc liée à celle
du plasma, mais auparavant il convient d’examiner la composition
du plasma, la signication de ses constituants et de poser pour
chacun d’entre eux les problèmes de régulation homéostasique qu’il
soulève. De la plupart de ces régulations, le mécanisme ne pourra être
utilement étudié qu’après avoir exposé les connaissances sur le métabolisme intermédiaire nécessaire‘à leur intelligence.
analyse se pla—
cera donc dans les chapitres suivants au fur et à mesure des possibilités
de le faire clairement.
Composition du plasma. —— Si longue que soit la liste que l’on
établit des constituants du plasma, elle est toujours incomplète. Même
parmi les composants connus du plasma certains sont pratiquement
indosables. En nous bornant à l’énumération des principaux d’entre eux
et des mieux connus, il convient dès l’abord de classer ces principes
d’après leur signication physiologique. C’est moins la physiologie qui
