|
LA RESPIRATIÛN TISSULAIRE
.425
et l’on rapporte ce volume d’oxygène consommé au milligramme de
tissu sec et à l’heure.
-
'
Cette technique a permis d’apporter une très grande précision aux
_
mesures
des échanges respiratoires tissulaires.
Termine et Roche ont reclassé les tissus d’après leur activité respira—
toire dans l’ordre suivant ; cerveau, foie, rein, musclé.
-
'
-
Conditi0ns du problème de la respiration tissulaire. —
Il a été dit et répété que l’on sait depuis Lavoisier que tout se passe
comme si les aliments étaient brûlés dans l’organisme, le carbone et
l’hydrogène qu’ils contiennent ”étant nalement amenés à la forme de
'
neutralité chimique, c’est-à—dire saturés en oxygène CO2 et H20, comme
_
dans ”une combustion.
_
,
Les mécanismes de la respiration tissulaire ne peuvent être que ceux
des oxydations lentes. '
_
,
On sait d’autre part depuis Pasteur que la fonction respiratoire de
certains microorganismes, dits anaérobies, s’effectueen l’absence d’oxy— '
gène libre, mais aux dépens d’oxygène Combiné. Mieux, l’oxygène molé—
_
.
cul&ire, l’oxygène libre se comporte comme un poison à l’égard du cyto_
plasme des anaérobies.
<
'
Les microbes anaérobies n’en respirent pas moins. Ils oxydent, eux —
aussi, leurs principes premiers jusqu’à l’état de CO2 et H20,qu’ils excrè'
tent, mais ils n’assimilent l’oxygène qu’à l’état de combinaison. Les '
-
conditions de vie des cellules profondes dans les organismes supérieurs
sont comparablesè celles des organismes auaérobies( C’est une
notion -
'
'
-
-
tantes découVertes récentes sur le déroulement de procès oxydatifs .
' _
'
dans le muscle a donné un f0ndement positif
'
.
'
On sait aujourd’hui que l’attaque des molécules organiques par l’oxy—
-.
gène n’est possible que lorsque l’oxygèneèst combiné à certains agents
.'
tissulaires qui lui confèrent une activité. De plus l’interventiondè l’0xy—
__
_
gène dans la respiration des tissus ne se produit que dans les dernières; ' '
_
phases des oxydati'onScellulaires.Cette intervention, pour êtreetcaoe, . '- ‘
'
doit être précédée d’un traitement préparatoire de la molécule OXydable
'
ï
.
'
qui permet l’attaque progressive de chacun de ses atomes constituants;
Ü
_
Les recherches sur la respirati0n tissulaire sont encore en cours. Ellesiont '.
fait faire un progrès considérable à nos connaissances dans ces'dernières
_Ï
années. Elles ont approfondi le problème des
ou
_;_j
:
oxydations lentes. L’oxygène est‘ùn agent de démoliti0n des
—
'
'
molééulaires. Il n’attaqué.pas ces—édices de front. L’étudede la l‘espi- f ‘
Précédent

- 434/1103

Suivant