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FONCTIONS DE NUTRITION
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xation directe de l’oxygène par le carbone et l’hydrogène des molé—
cules organiques, cette attaque de la molécule organique n’étant possible
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qu’à la température élevée des oxydations vives.
'
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La découverte de Lavoisier de la combustion des aliments dans
l’organisme pose le problème du siège de cette combustion. Le poumon
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ni le sang ne pouvant être retenus comme siège de cette combustion,
le fait de la respiration des tissus fut établi au début du XIXe siècle par
'
Spallanzani. Celui—ci constate qu’un fragment de tissu placé dans une
éprouvette sur la cuve à mercure consomme de l’oxygène et produit de
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l’anhydride carbonique caractéristique de l’activité respiratoire. Paul
Bert (1870) étudia l’activité respiratoire comparative des divers tissus
et put les classer en partant des plus actifs dans l’ordre suivant : tissu
.
musculaire, substance nerveuse, rein, rate, testicule, tissu osseux.
,
Plus tard, Chauveau et Kaufmann sur le muscle releVeur de la lèvre
—
'
supérieure du cheval, sur des glandes salivaires in situ, Barcroft sur le
pancréas et le 'rein, ont étudié les échanges respiratoires locaux par com—
paraison du sang artériel avec le sang veineux d’un territoire déterminé.
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Mais c’est Warhurg qui a mis au point la technique moderne par
laquelle peut être abordé avec quelque rigueur le problème de la respi— :
—
ration des tissus.
.
Le tissu prélevé est débité en coupes minces qu’on dispose dans une
petite cuve garnie de sérum articiel. La cuve est introduite dans une
chambre respiratoire de très petite dimension, de capacité V connue. La
chambre est munie d’un absorbeur de CO2 et elle est en rapport avec un
manomètre capillaire. Le CO2 produit étant aussitôt absorbé, la consom—
,
mati0n d’oxygène se traduira par une diminution de la pression. La
chambre respiratoire et ses annexes sont maintenues à température;
'
constante (37°) par immersion dans un thermostat.
,
.
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Le dispositif permet de calculer le volume d’oxygène V consommé '
dans le temps d’une expérience.
'
_
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Connaissant V, le volume de la chambre et P, la pression initiale au -
début de l’expérience, on lit sur le manomètre la pression nale : p àla '
'
.
nde l’expérience.
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'
.
'
La loi de Mariotte donne la relation
,
.
:
V(P—.p)=.P(V—o)
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.
V,P et p étant connus, on calcule :v
«
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