l
.
.
30
FONCTIONS DE N U’]‘]UTION
._
L’acte digestif vient ajouter a la dépense de fond une dépense de fonc—
,
tionnement qui ressortit a deux causes.
'
_
L’une est le travail physiologique représenté par les phénomènes
’
moteurs et sécréteurs de la traversée digestive.
.
L’autre est liée à une action propre aux aliments : l’action dynamique
'
spécique.
La part relative des travaux pl‘1ysiologiques de l’acte digestif est
moins importante que celle de l’action dynamique spécique.
En effet, Benedict dans la chambre calorimétrique a déclenché des
actes digestifs à blanc avec un purgatif et n’a pas observé une augmentation très notable de dépense.
Colmheim d’autre part a montré que l’introdmzticn d’aliments sous
leur forme d’absorption dans le rectum, qui sont absorbés sans qu’intervienne aucun acte digestif, provoque un supplément… de dépense énergé—
tique a peu près égal à celui qu’entraîne la digestion des aliments corres—
pondants.
Enn l’injection intraveineuse d’acides aminés ou de glucose déter—
mine une hausse de dépense de même ordre que l’acte digestif.
Il résulte de ces faits que le mécanisme d’action de l’alimentation sur
la dépense d’énergie se situe au—delà du tube digestif et se ramène à
-
l’action dynamique spécique.
De celle—ci il a été déjà question et il est inutile d’y revenir. Son action
,
s’exerce, nous l’avons vu, pour les températures supérieures à 150. Elle
_
tient à ce que la chaleur dégagée au titre dépense d’exploitation des ,
-
aliments ne trouve pas son emploi dans la calorication.
-
La dépense defonctionnement liée à la digestion de ce fait, ne devient
notable qu’au—dessus de 15°.
.
.
Elle peut être évaluée d’après les bilans de Benedict à 10 ou 15 p. 100 '
de la dépense de fond. Elle est d’environ 200 calories.
V.
—INFLUENCE
DU
TRAVAIL
MUSCULAIRE
SUR
LA
DÉPENSE
ÉNERGÉTIQUE
Elle est Considérable. Lavoisier avait observé l’accroissement ' des ï
—
_,
échanges respiratoires lié à la contraction des muscles. Le maximum
_
'
d’accréissement, constaté‘par Zuntz, est de 900 p. 100 de la dépense de
'
fond au cours d’une
travail. AtWater;(cité par Lambling) a
'
observé un sujet fournissant dans sa Chambre calorimétrique 1_m
,
-_
.
-
travail sur bicyclette atteignant 9 314 calories en vingt—quatre
'
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FONCTIONS DE N U’]‘]UTION
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L’acte digestif vient ajouter a la dépense de fond une dépense de fonc—
,
tionnement qui ressortit a deux causes.
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L’une est le travail physiologique représenté par les phénomènes
’
moteurs et sécréteurs de la traversée digestive.
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L’autre est liée à une action propre aux aliments : l’action dynamique
'
spécique.
La part relative des travaux pl‘1ysiologiques de l’acte digestif est
moins importante que celle de l’action dynamique spécique.
En effet, Benedict dans la chambre calorimétrique a déclenché des
actes digestifs à blanc avec un purgatif et n’a pas observé une augmentation très notable de dépense.
Colmheim d’autre part a montré que l’introdmzticn d’aliments sous
leur forme d’absorption dans le rectum, qui sont absorbés sans qu’intervienne aucun acte digestif, provoque un supplément… de dépense énergé—
tique a peu près égal à celui qu’entraîne la digestion des aliments corres—
pondants.
Enn l’injection intraveineuse d’acides aminés ou de glucose déter—
mine une hausse de dépense de même ordre que l’acte digestif.
Il résulte de ces faits que le mécanisme d’action de l’alimentation sur
la dépense d’énergie se situe au—delà du tube digestif et se ramène à
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l’action dynamique spécique.
De celle—ci il a été déjà question et il est inutile d’y revenir. Son action
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s’exerce, nous l’avons vu, pour les températures supérieures à 150. Elle
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tient à ce que la chaleur dégagée au titre dépense d’exploitation des ,
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aliments ne trouve pas son emploi dans la calorication.
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La dépense defonctionnement liée à la digestion de ce fait, ne devient
notable qu’au—dessus de 15°.
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Elle peut être évaluée d’après les bilans de Benedict à 10 ou 15 p. 100 '
de la dépense de fond. Elle est d’environ 200 calories.
V.
—INFLUENCE
DU
TRAVAIL
MUSCULAIRE
SUR
LA
DÉPENSE
ÉNERGÉTIQUE
Elle est Considérable. Lavoisier avait observé l’accroissement ' des ï
—
_,
échanges respiratoires lié à la contraction des muscles. Le maximum
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d’accréissement, constaté‘par Zuntz, est de 900 p. 100 de la dépense de
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fond au cours d’une
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observé un sujet fournissant dans sa Chambre calorimétrique 1_m
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travail sur bicyclette atteignant 9 314 calories en vingt—quatre
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