BESOINS
QUANTITAT1FS
29
,
l’abaissement de température entraîne une élévation générale de la
consommation d’oxygène par toutes les cellules. La lutte contre le froid
serait une réaction trophique générale de tous les tissus. Ce point de vue
manque de vérication expérimentale, si ce n’est que Lefèvre a constaté,
par l’exploration à l’aide d’aiguilles thermo—électriques, l’élévation de
température du foie, dans le refroidissement du corps. L’opinion la plus
généralement admise est que le muscle est le siège des oxydations Supplémentaires. Cette opinion est basée sur la connaissance actuelle du fonc—
tionnement indépendant des fuseaux neuro—musculaires dans le muscle
et l’on considère que le froid élève les combustions dans le muscle par
une augmentation du tonus.
b) Températures supérieures au zéro énergétique. — Pour les
températures élevées supérieures à 160 pour l’homme, l’augmentation de
la dépense énergétique semble, au premier abord, ne pas s’expliquer
puisque les besoins de la calorication sont satisfaits et au—delà. C’est
précisément parce que l’organisme produit plus de calories qu’il n’est
en situation d’en perdre par rayonnement, qu’il se trouve amené à des
—
dépenses supplémentaires; d’abord celle qui correspond a la mise en
œuvre
des ressources alimentaires, l’action dynamique spécique, et
ensuite, celle qui correspond au fonctionnement des appareils qui assu—
.
'
rent sa réfrigération. La sécrétion de la sueur chez l’homme, l’évaporation
pulmonaire chez le chien, entraînent ce supplément de dépense. Ch.
Richet a établi le mécanisme de la polypnéé thermique du chien et ses
liens avec la régulation thermique. L’élévation de température du Sang
'
qui résulte du défaut de rayonnement cutané, provoque chez le chien,
,
par les.fortes chaleurs d’été, une excitation du centre respiratoire qui,
par exagération paroxystique de l’évaporation pulmonaire, délivre
l’animal des calories en excès.
_
_
_
IV.
—
INFLUENCE
DE
L’ALIMENTATION_
SUR
'
LA DÉFENSE
ÉNERGÉTIQUE -
La composition de l’air inspiré n’a ”aucune inuence surla dépense de
_'
,
fond et ne l’écarte pas de sa valeur .de 1 calorie par kilogramme et par
heure. La dépense de fond demeuré
par respiration d’une; T 7
«
,
atmosphère enrichie en oxygène ou dans l’oxygène
Elle ne l’est
_
._
_
pas davantagePar la raréfaction de l’oXygène, et n’est donc pas modiée - '
ç
parl’_a1ütude.; ,
.
_
,._
f » '
,
,
f
._
_
;.
‘
’
-.
'
i
Précédent

- 36/1103

Suivant