t
18
FONCTIONS DE
NUTRITION
de ce travail mécanique exprimée en calories et de la chaleur rayonnée,
doit également correspondre à l’apport énergétique des ingesta.
Cette démonstration est aujourd’hui acquise par une longue série de
,
Ï
travaux, dont ne peuvent être mentionnés que les étapes principales
et les résultats naux.
»Tous les éléments du bilan énergétique et matériel doivent faire l’objet
’
d’une mesure spéciale pour que l’établissement du bilan soit rigoureux.
_.
-
Il est facile de comprendre les difcultés pratiques d’une telle entreprise.
»
et Voit la tentèrent, mais leur expérimentation était encore
Ÿ
loin de porter sur tous les éléments du problème. Elle comportait de
"
nombreuses lacunes.
Rubner, le premier, établit sur le chien des bilans complets.
'
Toutefois, Rubner était obligé, pour des expériences de longue durée,
.
de sortir son chien du calorimètre pour l’alimenter, et de rajuster ses
résultats expérimentaux.
_
Hii°n construisit un appareillage ayant pour but d’étudier les échanges
et d’établir le bilan de sujets effectuant un travail mécanique.
Ce sont Atwater et Benedict en Amérique et Lefèvre en France qui
_
ont réalisé les installations permettant d’établir le bilan nutritif, dans
toutes les conditions de travail ou de repos, avec toute la rigueur dési—
.
_
rable.
Â
La chambre calorimétrique d’Atwater est une vaste enceinte dans
.
_
laquelle un homme peut vivre facilement plusieurs jours. Toute la
'
chaleur qu’il dégage est mesurée par l’échauffement de l’eau d’un serpentin circulant autour de l’enceinte, celle—ci étant minutieusement calo—
,
rifugée. Des guiCh‘èts Sont construits dans la paroi qui permettent
-
d’observer le sujet, de lui faire passer ses aliments et de retirer ses
'
ï
déchets en éV‘itant toute perte de chaleur. Les aliments sont analysés
Î
préalablement etleur chaleur decombustion mesurée à la bombe dans
_
.
chaque expérience. Les urines et les matières fécales font
.
ï
'
mêmes analyses. Enn les gaz de l’enceinte sont analysés, le C02 exhalé
.
produit est pesé et'l’O2 absorbé mesuré par différence, parce que c’est
le Seul élément du bilan qui ne puisse être dosé ditîéremrent.
;
La condition' de rigueur essentielle, qui valorise les expériences
"
’
d’At‘w‘ater réside dans leur“ longue durée sans interrupti0n.
,
'
faut,
effet, pour la vérication du principe de cdnservationjdé
-
.
la matière et de l’énèrgie,'que la durée de l’expérience eXcède largement
"
'
le temps nécessaire pour que toutes les molécules ingéréés soient
Ï_
’
milées et
se passe comme si les‘ aliments ingérés dans une
_
période de vingt—quatre heures étaient directement et
18
FONCTIONS DE
NUTRITION
de ce travail mécanique exprimée en calories et de la chaleur rayonnée,
doit également correspondre à l’apport énergétique des ingesta.
Cette démonstration est aujourd’hui acquise par une longue série de
,
Ï
travaux, dont ne peuvent être mentionnés que les étapes principales
et les résultats naux.
»Tous les éléments du bilan énergétique et matériel doivent faire l’objet
’
d’une mesure spéciale pour que l’établissement du bilan soit rigoureux.
_.
-
Il est facile de comprendre les difcultés pratiques d’une telle entreprise.
»
et Voit la tentèrent, mais leur expérimentation était encore
Ÿ
loin de porter sur tous les éléments du problème. Elle comportait de
"
nombreuses lacunes.
Rubner, le premier, établit sur le chien des bilans complets.
'
Toutefois, Rubner était obligé, pour des expériences de longue durée,
.
de sortir son chien du calorimètre pour l’alimenter, et de rajuster ses
résultats expérimentaux.
_
Hii°n construisit un appareillage ayant pour but d’étudier les échanges
et d’établir le bilan de sujets effectuant un travail mécanique.
Ce sont Atwater et Benedict en Amérique et Lefèvre en France qui
_
ont réalisé les installations permettant d’établir le bilan nutritif, dans
toutes les conditions de travail ou de repos, avec toute la rigueur dési—
.
_
rable.
Â
La chambre calorimétrique d’Atwater est une vaste enceinte dans
.
_
laquelle un homme peut vivre facilement plusieurs jours. Toute la
'
chaleur qu’il dégage est mesurée par l’échauffement de l’eau d’un serpentin circulant autour de l’enceinte, celle—ci étant minutieusement calo—
,
rifugée. Des guiCh‘èts Sont construits dans la paroi qui permettent
-
d’observer le sujet, de lui faire passer ses aliments et de retirer ses
'
ï
déchets en éV‘itant toute perte de chaleur. Les aliments sont analysés
Î
préalablement etleur chaleur decombustion mesurée à la bombe dans
_
.
chaque expérience. Les urines et les matières fécales font
.
ï
'
mêmes analyses. Enn les gaz de l’enceinte sont analysés, le C02 exhalé
.
produit est pesé et'l’O2 absorbé mesuré par différence, parce que c’est
le Seul élément du bilan qui ne puisse être dosé ditîéremrent.
;
La condition' de rigueur essentielle, qui valorise les expériences
"
’
d’At‘w‘ater réside dans leur“ longue durée sans interrupti0n.
,
'
faut,
effet, pour la vérication du principe de cdnservationjdé
-
.
la matière et de l’énèrgie,'que la durée de l’expérience eXcède largement
"
'
le temps nécessaire pour que toutes les molécules ingéréés soient
Ï_
’
milées et
se passe comme si les‘ aliments ingérés dans une
_
période de vingt—quatre heures étaient directement et
