166
FONCTIONS DE NUTl—ZÎ’I‘ÏON
.
les deux extrémités sont abouchées à la peau. Les aliments déglutis
ressortent par la stule œsophagienne supérieure. L’animal est nourri
par introduction des aliments dans l’orice œsophag-ien inférieur.
Un chien ainsi préparé dévore gloutonnement un repas qu’on lui pré—
.
sente mais ce repas retombe dans l’écuelle, mélangé à la salive. Or cinq
à six minutes après le début de ce repas ctif, la sécrétion de suc gastrique s’établit dans le petit estomac. Le suc sécrété est fortement acide
'
“
et doué d’une activité protéolytique puissante.
La mastication, la gustation et la déglutition sont hors de cause, car
-
s’appliquant à. des matières non alimentaires, sapides ou non, qui pro—
voquent la sécrétion salivaire, elles ne déclenchent pas la sécrétion gas—
_
trique. L’inuence des substances alimentaires comme exéitants de la
sécrétion de l’estomac ne peut être expliquée que par une inuence psy—
chique ou sensorielle. Et d’ailleurs la sécrétion du petit estomac peut être
amorcée sans repas ctif par la seule présentation des aliments à
l’animal porteur du petit estomac. Il est impossible d’envisager d’autre
_
excitant que le désir provoqué chez l’animal par la vue et l’odeur des
,
aliments. Ceci explique le nom de suc psychique, suc d’appétit ou suc
d’amorce donné au suc gastrique sécrété dans ces conditions.
Réexes conditionnés gastriques. — Le réexe sécrétoire de
l’estomac, mis en évidence par l’expérience du repas ctif, est un réexe
,
conditionné comparable à ceux que nous avons déjà étudiés à propos du
,.ï:
mécanisme de la sécrétion salivaire.
'
,'
Le nerf sécrétoire en cause dans la sécrétion psychique est le pneumo— '}
'
gastrique. Son rôle sécrétoire est plus difcile a mettre en évidence que
_
celui de la corde du tympan. L’excitation du X au cou intéresse non seule—
.
; j
ment les lets intestinaux du nerf, mais*les lets laryngés, pulmonaires et
:
'
cardiaques. Dans une excitation directe du bout périphérique, l’effet sécré:_
_
“
'
toire est troublé par les effets d’inhibition cardiaque. Il faut, après section _Q_
'
d’un pneumogastrique au cou, attendre quatre jours pour laisser dégénérer
'
1<
ses
lets inhibiteurscardiaques avant d’exciter le bout périphérique. ;] f
’Ï -‘
Dans ces conditions, l’exéitation‘ du nerf est suivie de la sécrétion d’un
’
‘
-
suc clair, acide et actif.
_
'
_
_ -
j
_
_'Plus faéilemént on démontre le rôle sécrétoire du pneumogastrique de
négative. La sécrétion du suc psychique est supprimée par la
section du nerf. L’injection d’atropine, qui paralyse les terminaisons,
-‘ agit dans le même sens que la section des X.
,
'
'—-, :Le centre du réexe _sécrétoire est situé dans le bulbe au niveau des
noyaux d’origine du X. La possibilité d’un centre cortical a été mise,'
*
FONCTIONS DE NUTl—ZÎ’I‘ÏON
.
les deux extrémités sont abouchées à la peau. Les aliments déglutis
ressortent par la stule œsophagienne supérieure. L’animal est nourri
par introduction des aliments dans l’orice œsophag-ien inférieur.
Un chien ainsi préparé dévore gloutonnement un repas qu’on lui pré—
.
sente mais ce repas retombe dans l’écuelle, mélangé à la salive. Or cinq
à six minutes après le début de ce repas ctif, la sécrétion de suc gastrique s’établit dans le petit estomac. Le suc sécrété est fortement acide
'
“
et doué d’une activité protéolytique puissante.
La mastication, la gustation et la déglutition sont hors de cause, car
-
s’appliquant à. des matières non alimentaires, sapides ou non, qui pro—
voquent la sécrétion salivaire, elles ne déclenchent pas la sécrétion gas—
_
trique. L’inuence des substances alimentaires comme exéitants de la
sécrétion de l’estomac ne peut être expliquée que par une inuence psy—
chique ou sensorielle. Et d’ailleurs la sécrétion du petit estomac peut être
amorcée sans repas ctif par la seule présentation des aliments à
l’animal porteur du petit estomac. Il est impossible d’envisager d’autre
_
excitant que le désir provoqué chez l’animal par la vue et l’odeur des
,
aliments. Ceci explique le nom de suc psychique, suc d’appétit ou suc
d’amorce donné au suc gastrique sécrété dans ces conditions.
Réexes conditionnés gastriques. — Le réexe sécrétoire de
l’estomac, mis en évidence par l’expérience du repas ctif, est un réexe
,
conditionné comparable à ceux que nous avons déjà étudiés à propos du
,.ï:
mécanisme de la sécrétion salivaire.
'
,'
Le nerf sécrétoire en cause dans la sécrétion psychique est le pneumo— '}
'
gastrique. Son rôle sécrétoire est plus difcile a mettre en évidence que
_
celui de la corde du tympan. L’excitation du X au cou intéresse non seule—
.
; j
ment les lets intestinaux du nerf, mais*les lets laryngés, pulmonaires et
:
'
cardiaques. Dans une excitation directe du bout périphérique, l’effet sécré:_
_
“
'
toire est troublé par les effets d’inhibition cardiaque. Il faut, après section _Q_
'
d’un pneumogastrique au cou, attendre quatre jours pour laisser dégénérer
'
1<
ses
lets inhibiteurscardiaques avant d’exciter le bout périphérique. ;] f
’Ï -‘
Dans ces conditions, l’exéitation‘ du nerf est suivie de la sécrétion d’un
’
‘
-
suc clair, acide et actif.
_
'
_
_ -
j
_
_'Plus faéilemént on démontre le rôle sécrétoire du pneumogastrique de
négative. La sécrétion du suc psychique est supprimée par la
section du nerf. L’injection d’atropine, qui paralyse les terminaisons,
-‘ agit dans le même sens que la section des X.
,
'
'—-, :Le centre du réexe _sécrétoire est situé dans le bulbe au niveau des
noyaux d’origine du X. La possibilité d’un centre cortical a été mise,'
*
