LA
1)]GE.STION : FONCTIONS
CHUWIQUES
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cholécysto—intestinale. L’expérience de Cl. Bernard prouvait que la bile
seule n’assure pas la digestion des graisses. Celle de Dastre prouve que
.
le suc
qui contient la lipase, agent efcient de cette digestion, ne l’assure qu’avec le concours de la bile.
La bile n’est pas a proprement parler un suc digestif, car elle ne con—
tient pas de l‘erments. Son rôle digestif est indirect. La bile contribue à
neutraliser le chyme acide au fur et a mesure de sa pénétration dans
l’intestin. La neutralisation du chyme est d’ailleurs incomplète, le pH
de ce dernier oscille entre 6,6 et 6,8. Ce pH ne correspond pas a l’opti—
mum d’action de la lipase pancréatique qui est situé entre pH 7 et pH 8;
l’inconvénient de ce décalage est corrigé par les propriétés activantes des
sels biliaires.
Comment agit la bile‘.? En favorisant l’émulsion des graisses et en
activant la lipase. La bile émulsionne les graisses. Cette émulsion ne
permet pas leur absorption, mais elle favorise considérablement l’action
de la lipase pancréatique en multipliant les surfaces de contact entre les
lipides et la lipase. L’action émulsionnante de la bile appartient en propre
aux
sels biliaires, qui favorisent l’émulsion des graisses en abaissant la
tension supercielle du contenu duodénal.
Les sels biliaires, d’autre part, activent la lipase pancréatique. La
vitesse de réaction est triplée en présence de sels biliaires. Les sels biliaires
favorisent également l’action de l’amylase et de la trypsine pancréatique, dont l’optimum d’activité se manifeste en milieu alcalin. Les
sels biliaires, par leur résorption, agissent comme cholagogues, ils
entretiennent la sécrétion de la bile. Les sels biliaires enn exercent
sur
les acides
gras libérés des graisses par l’action de la lipase, le
même pouvoir solubilisant que sur le cholestérol. Ils facilitent aussi
l’absorption de ces acides gras.
Le suc intestinal contient une lipase qui n’est détruite qu’à 1000;
mais elle n’agit que sur les graisses émulsionnées.
Digestion des glucides. — Les glucides sont attaqués dans
l’intestin par l’amylase pancréatique. Cette diastase transforme les
matières amylacées d’abord en dextrines, puis en maltose; son action
s’exerce sur l’amidon cru. L’amylase pancréatique trouve dans le milieu
intestinal un pH qui correspond sensiblement à son optimum d’action;
son activité est favorisée par les chlorures (NaCl, GaGlz).
Le suc intestinal contient une maltase qui hydrolyse le maltose résul—
tant des digestions salivaire et pancréatique en deux molécules de
glucose.
.,
Précis deÿhysiologie.
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