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LA
DYNAMIQUE DU SOL. —— LE MILIEU PHYSIQUE
sur
l’humidité des couches supercielles varie donc beaucoup
selon les conditions d’humidité existant avant la pluie…
Dans la terre humide connue dans la terre sèche, la profondeur
de pénétration de l’eau et l’humidité conservée par les couches
supérieures va en augmentant au fur et a mesure que les arro—
sages sont plus copieux.
En sol argileux, la descente de l’eau se trouve retardée au
début, mais ensuite la différence diminue lentement sous l’action
des forces de succion. En terre humifère l’eau reste localisée dans
les couches supérieures en raison de la capacité d’imbibition
élevée.
D’autre part, l’observation montre que sous notre climat, pen—
dant la période de végétation, une pluie de 4 a 5 millimètres peut
être complètement évaporée dans les 24 heures et ne comporter
par conséquent aucune réserve dans le sol (Geslin 1). Après une
période sèche l’humectation de la couche ai‘able nécessite au
moins 20 millimètres de pluies. La ditïusion de l’humidité est
d’ailleurs, comme nous l’avons vu, si lente que lors des premières
pluies d’automne les semis, après avoir germé en surface,
peuvent être incapables de se développer ensuite en profondeur
dans un sol trop sec.
Modes d’action de 1'Agriculteur sur l’économie de l’eau. ——
Si le problème de l'eau est capital dans les régions semi—arides, il
convient de ne pas en sous—estimer l’importance même dans nos
régions, pour beaucoup de nos sols.,
Nous citerons par exemple les observations eti’ectuées en 1928
'
par M… Garola dans un limon de Beauce, homogène, d’une pro—
fondeur de 25 centimètres environ, reposant sur un sous—sol
perméable et portant une culture d’orge. Après la période des
grandes pluies de n mai et du début de juin, et pendant la
période de sécheresse qui a suivi, on a déterminé chaque semaine
l’humidité à une profondeur de 10-20 centimètres :
1. Ann. Agron , 1937, n° 1, p. 92.
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