RAPPORTS
DE
L’EAU ET DU SOL
239
JUIN
JUILLET
,
w/W…\
15
22
29
5
15
25
23,2
17,0
14,2
12,0
7,7
5,1
La totalité de l’eau utilisable retenue par le sol, sensiblement
saturé au 15 juin, a été épuisée en un mois, et la récolte n’a pu
être sauvée que parce qu’elle était à cette époque au voisinage
de sa maturité On connaît d’ailleurs les aléas auxquels sont
soumises les
cultures
de
céréales
de
printemps et les effets
désastreux des périodes de sécheresse observées en mars et avril
1893 et 1938,
'
En ce qui concerne l’intervention du praticien sur l’économie
de l’eau, nous n’indiquerons ici que les points essentiels acquis
depuis longtemps empiriquement :
1° Les labours d’automne, en accroissant la porosité, augmen—
tent la capacité de rétention et facilitent l’inltration. Plus ces
labours sont profonds, plus ils assurent un large emmagasine—
ment de l’eau ;
2° Les façons supercielles de printemps (hersages et scariages) agissent sur la conservation de cette réserve d’eau en
diminuant les pertes dues à l’évaporation directe ou a la végéta—
tion adventice. Ces deux considérations sont à la base de la tech—
nique de l’accumulation de l’eau par jachère dans les régions
sèches (dry farming) ;
3° La couverture de sol sous papier réduit les pertes par éva—
poration ;
4° L’apport de matières humiques (fumier, engrais verts, etc.)
accroît
la capacité de rétention du sol pour l’eau (voir p. 139) ;
5° Les engrais se comportent indirectement comme des éco—
nomiseurs d’eau, en réduisant la consommation de celle—ci par
la plante.
‘
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