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LA
DYNAMIQUE DU SOL. — LE MILÎEU PHYSIQUE
94 millimètres
de pluie. Elle représente le tiers des besoins
d’une seule récolte de blé. En année normale, les pluies d’hi—
ver
en France sufsent donc toujours à apporter aux sols toute
l’eau qu’ils peuvent emmagasiner. Mais il convient de remarquer
combien celle qu’ils retiennent effectivement est variable. En
particulier pour les limons sableux perméables, non seulement
il n’y a jamais lieu de craindre un état de saturation pouvant
comporter les inconvénients d’un milieu anaérobie, mais encore
l’insu‘isance de leur capacité de rétention demandera, dans cer—
tains cas,
a être compensée par la profondeur de la couche
accessible aux racines.
Mode de rétention de l’eau par les sols. — Les rapports de
l’eau et du sol sont comme nous allons le montrer, plus com—
plexes que ceux observés pour l’air. Le sol ayant été longtemps
assimilé à un assemblage de particules minérales, la question de
l’eau a été envisagée tout d’abord essentiellement comme un pro—
blème de capillarité. Elle est en réalité beaucoup moins simple
du fait de la présence des colloides hydrophiles — argile et
humus, — dont l’aiÏinité pour l’eau se présente avec des carac—
tères particuliers que nous avons signalés antérieurement.
Une partie seulement de l’eau du sol peut être considérée
comme
de l’eau libre; l’autre comporte des liaisons plus ou
moins lâches avec les éléments colloidaux et ne peut être enle—
vée que par des moyens énergiques. Cette conception se trouve
étayée par les considérations suivantes :
10 L’étude de la germination (Muntz) permet de montrer que
la quantité d’eau du sol disponible pour ce phénomène représente
une fraction de la quantité totale dosée dans le sol, fort variable
avec la constitution de celui—ci.
Ainsi lorsque la proportion d’argile passe de 2,3 a 13,2 p. 100,
le taux minimum d’eau permettant la germination du blé passe
de 2,5 a 7,7 p. 100. Les résultats sont encore plus frappants en
présence d’humus. Tandis qu’une terre très légère assure la ger—
mination du blé à 0,52 p. 100 d’humidité, il en faut 19 p.
100
'
dans le cas du terreau de jardinier.
LA
DYNAMIQUE DU SOL. — LE MILÎEU PHYSIQUE
94 millimètres
de pluie. Elle représente le tiers des besoins
d’une seule récolte de blé. En année normale, les pluies d’hi—
ver
en France sufsent donc toujours à apporter aux sols toute
l’eau qu’ils peuvent emmagasiner. Mais il convient de remarquer
combien celle qu’ils retiennent effectivement est variable. En
particulier pour les limons sableux perméables, non seulement
il n’y a jamais lieu de craindre un état de saturation pouvant
comporter les inconvénients d’un milieu anaérobie, mais encore
l’insu‘isance de leur capacité de rétention demandera, dans cer—
tains cas,
a être compensée par la profondeur de la couche
accessible aux racines.
Mode de rétention de l’eau par les sols. — Les rapports de
l’eau et du sol sont comme nous allons le montrer, plus com—
plexes que ceux observés pour l’air. Le sol ayant été longtemps
assimilé à un assemblage de particules minérales, la question de
l’eau a été envisagée tout d’abord essentiellement comme un pro—
blème de capillarité. Elle est en réalité beaucoup moins simple
du fait de la présence des colloides hydrophiles — argile et
humus, — dont l’aiÏinité pour l’eau se présente avec des carac—
tères particuliers que nous avons signalés antérieurement.
Une partie seulement de l’eau du sol peut être considérée
comme
de l’eau libre; l’autre comporte des liaisons plus ou
moins lâches avec les éléments colloidaux et ne peut être enle—
vée que par des moyens énergiques. Cette conception se trouve
étayée par les considérations suivantes :
10 L’étude de la germination (Muntz) permet de montrer que
la quantité d’eau du sol disponible pour ce phénomène représente
une fraction de la quantité totale dosée dans le sol, fort variable
avec la constitution de celui—ci.
Ainsi lorsque la proportion d’argile passe de 2,3 a 13,2 p. 100,
le taux minimum d’eau permettant la germination du blé passe
de 2,5 a 7,7 p. 100. Les résultats sont encore plus frappants en
présence d’humus. Tandis qu’une terre très légère assure la ger—
mination du blé à 0,52 p. 100 d’humidité, il en faut 19 p.
100
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dans le cas du terreau de jardinier.
