RAPPORTS
DE
L’EAU ET DU SOL
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2° Lorsqu’on ajoute à un sol sec un petit volume d’une solu—
tion diluée d’un sel convenabiement choisi et qu’on sépare ensuite
le liquide par centrifugation, on constate que la solution initiale
s’est enrichie. Tout se passe comme si la terre avait fixé une cer—
taine quantité d’eau pure, le sel dont la quantité est restée la
même, se trouvant concentré dans la fraction extraite. Ce phé—
nomène a été désigné sous le nom d’adsorpiion négative.
3° Le volume du système << sol sec —t— eau >> est toujours infé—
rieur à la somme des volumes de ses constituants et la contrac—
tion est d’autant plus grande que le sol est plus riche en col—
loïdes. Cette contraction peut atteindre 2 centimètres cubes pour
100 grammes de terre.
4° L’étude de la marche de l’évaporation (g. 46) montre qu’à
partir d’un certain taux d’hu—
midité, moins élevé pour les
‘à .
Sable
sables que pour les sols bien
pourvus en colloîdes, l’eau est
â
retenue d’autant plus énergi—
%
quement qu’il y en a moins.
Au-dessous d’une certaine te—
neur
en
humidité on voit la
Ë
vitesse
d’évaporation
dimi—
W
nuer très rapidement (g 46)_
Fig.
—
Variation de la vitesse d'éva—
\
.
porat10n dans un sable et dans un 11111011
0utefOÏS
l’eau
lll)l‘€
ne
en
fonction de
saurait être dénie avec pré—
cision. Il n’existe pas ditïérents états de l’eau, mais des modes
de rétention avec une énergie variable. Les diverses mesures que
nous
allons passer en revue font précisément intervenir des
forces de nature et de grandeur différentes permettant de déter—
miner l’eau retenue dans le sol par ces forces.
PRINCIPALES
MESURES
CONCERNANT
L’EAU DES
SOLS
1° Mesures eryoseopiques. —— On peut étudier la congélation
_
de l’eau du sol en plaçant celui—ci dans un dilatomètre rempli
de toluène (Bouyoucos) qu’on plonge dans des bains de tem—
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