l
_
.
î
‘
=‘262
_
HISTOIRE NATURELLE.
'
_
l‘existence d’un grand nombre de Baleines qui s’étaient réfugiées dans ces parages, devinrent,
.
1
dès le commencement du dix—septième siècle, le but de tentatives rivales de la part des Anglais
.
et des Hollandais, et Ces derniers, dans une
seule année, équipérentjusqu’à trois cents vaisseaux
-
'
montés par dix-huit mille
les Anglais, vers la n du
siècle, l’emportè—
.
rent sur leurs rivaux et ont conservé une supériorité
"
qu’ils ne partagent aujourd’hui qu’avec les
Américains. Ce n’est qu’aSseztard que les Français se livrèrent à la pêche de ces animaux, et cette
'
indu‘Str'ié, sans être complétement abandonnée, n’est pas trop étendue même de nos jours. Les Ba—
,
—
leinés, vivement poursuivies, se retirent toujours de plus en plus versie nordou vers l’est; leur
nombre décroît de plus en plus, et cela se conçoit, puisque,
moins de cent ans, les Hollandais
seuls en ont détruit soixante mille. Jadis ces dernières seules étaient recherchées pour l’huile qu’elles
‘
nous dénnent; aussi alors les Cachalots n’étaient—ils pas rares, même dans nos mers; mais il n’en est
_
plus de'méme, aujourd’hui que la céline de ces
animaux a reçu un emploi plus étendu qu’aupara‘
vant: ces Çétàçés se
sont également éloignés de nous; les Anglais et les Américains les poursuivent
dans tout le grand Océan, dans le canal Mozambique, aux Séchelles, sur les côtes de la Nouvelle—
'
Hollande et de la Nouvelle—Zélande, aux MoluqueS, dans la Polynésie, sur les côtes du Mexique, du
,
‘Péi‘0u, du Chili, etc. Quoique les Cachalots soient beaucoup plus dangereux à chasser que
la Ba—
_
_
léine, la diminution de_leur
leur destruction complète, n’en sera pas moins le résultat
“
”des immenses prots qu’ils d0nnent; en effet, l’Angleterre seule et expédié pour Cette pêche, en dix
_
ans, quatre cent quatre-vingt-dix navires, du port de cent quarante-Six mille trois cent cinquante-neuf
»
tonneau, et montés par treize mille hommes.
'
'
_
.
De nombreux détails ont été publiés sur la manière de pêcher ces animaux, sur les dangers que
_
l’h0mme peut c0u_rir dans ces expéditions, ainsi que sur les moyens les meilleurs à employer pour
'
'
,
en retirerdés produits plus abondants. Plusieurs auteurs, tels que Duhamel, Bernard De Reste”, Sco—
.
'
re‘Sby, Beale, etc., ont écrit spécialement sur ce sujet,
en
est de même de quelques voyageurs,
_
_
Colnett, etc.; enn certains naturalistes, et De Lacépède a leur tête, ont consacré quel—_
.
‘
ques.jpas'Sages*de leurs travaux à ce sujet important. Nous ne pouvons entrer dans de nombreux
._
dét_àilsà_ ce sujet»; qu’il nous soit‘seulement permis de transcrire le passage suivant queFr. Cuvier
-
,
(His-toirenaturelle des Ce’tacés‘ des Suites à'Buffon delloret, 1856) consacre a la pêche de ces
'
-grandsétacés :“ Il n’ya point-de‘ différences essentielles quant aux «procédés entre la
la
_
desBàléines
des Cachalots; et; si la fureur'de fcés derniers-est à redouter pour ceux
:
tropiques,— lesda‘ngers’de'la mer et les glaces ottantes ne le”sont pas moins
‘
"
{…poù‘r—‘éeux qui poursuivent les Baleines
Glacial.— Ain5i‘,_dànS
les
_
à'peii près égaux sans
les mêmes,“
pru—
;— ;
__
néeeSsairés dans la'dire‘ction des unes que-dans celle des
L‘OrSqué
‘
.
"
les
grands animaux n’étaient encore qu‘en petit HOmbi°e, qu’on ne les
:
de lOin:éH-léiù ”et-dans les océas_ions favorables, on ne paraît pas avoir eu besoin de grandes pré-.
_
'
caùti0ns pour les o’bëerVer; ils n’avaient point appris à reconnaître de loin l’approche du danger, et
.
fuyaient pas; Le Basque se dirigeait immédiatement sur eux et les frappait en les touchant. Plus
_“
de précautions sont nécessaires aujourd’hui. Lorsqu’un bâtiment est arrivé dans-les parages où ila
:
-
-compté rencontrer
des Baleines ou des Cachalots, une vigie'attentive‘aù plus haut” d’un mât 1‘econ—
_
.
"naît
de loin la.présence de ces_animauxaux jets d’eau qu’ils lancent au-de58us des_fots, et qui se …
;
'
intervalles très—réguliers._Au premiér’avertisSement qu’elle'_'d0nne,- les canots,lmontés
,
;
_
.--—'___dÎuuitim0nie'r,d’un h'ai‘ponn’eur et des rameurs,
d’entre eux’se‘dirige vers
,
?:
_fïîlîefpointsqu’a désigné la Vigie, avec rapidité s’il est sous :le—vent, avec plus de
est moins
,
%
.“ favorablement
Arrivé 'à"la distance convenable, le harponneur lance ”de là‘main droite son
auqueljeStat-tachée une cordé*longue et très-exible. Ordinairedi‘ent, 'ïdè‘s-qué l’animal a" été,
-
,.
il fuit;eiiti{aîntint aveclui l’arme qui'ïl’a blessé et
qui la suitJCette fuite‘sefait tan-_
tantôt:en descendant-dans
dela mer, et avec une telle forcé et
Ê_,_
Ïquelaic‘orde, qù-i€lisS‘e sur lr’a‘vant'de la Chaloupei, S’e1lam‘merait par lé‘frdtteè =
:=:
n’avait’pas Soind‘e la“. m‘o'uillersans cesse, et
;;
glisser librement,,la
qu‘elè0nque
'QüBlt1uefdiS,”cependant; au ‘lieu' de fuir,-leéCachalots—, emportés
terreur
‘
:j—_ {
perte,? et frappent—de‘
Précédent

- 326/460

Suivant