'
RUMINANTS.
207
'
ouverts; les dents blanches, égales; les lèvres noires; le cou charnu; les épaules grosses; la poitrine
large; le 'fanon pendant jusque sur les genoux; les reins très—larges; le ventre tombant; les ancs
grands; la croupe bien épaisse; les jambes et les cuisses grosses, nerveuses; le des droit, plein;_la
queue très-longue, garnie de poils touffuè, ns; les pieds fermes; l’ongle court,_ large, luisaùt; les
muscles élevés; le cuir épais, mais souple. Il doit être obéissant à la voix et bien dressé; mais Ce n’est
que peu à peu, et en s’y prenant de bonne heure, qu’on peut accoutumer le Bœufa porter le joug
et à se laisser conduire aisément; toutefois, ce n’est qu’à l’âge de deux ans et demi ou de
trois ans qu’il faut commencer a l’apprivoiser et à le subjuguer, Car on l’énerverait si l’on s’y pré—
?
nait plus tôt, et, si l’on attendait plus tard, il ne serait plus susceptible d’éducation. La patience, la
.
douceur et même les caresses sont les meilleurs moyens pour dompterle Boeuf; la force et les mau'
vais traitements ne serviraient qu’à le rebuter pour toujours. N’en exigez donc d’abord qu’un exer..
cice modéré, et, après l’avoir habitué à avoir les cornes liées à l’étable et à être attaché au même
joug avec un Bœuf tout dressé et de la même taille, attelez—les ensemble a une charrue que vous leur
ferez-trainer; servez—vous d’abord d’un joug léger, et aceoutumez-le peu a peu à un travail plus fort.
'
Si un Bœuf se montre furieux et ne veut pas se laisser dompter, faites en sorte de lui lier les quatre -
jambes
et de le terrasser lorsqu’il est dans son accès de fureur; faites—le jeuner pendant quelque
temps, et il deviendra bientôt doux et docile.
-
-
,
—
.
Les _cultivateurs ne sont pas d’accord sur la meilleure manière d’atteler les Bœufs. Dés le règne
'
des premiers empereurs romains, l’on avait déjà élevé des discussions à ce sujet; “et Columelle blâme
avec force l’usage qui commençait à s’établir de son temps, de faire tirer les Bœufs par les cornes;
'
'
car jusqu’à cette époque on les
le cou et les épaules. Quoi qu’il
.
il est incontestable que le Bœuf attelé avec un collier
d’aisance dans ses mbuvements et dans son allure, au lieu-que si
est retenue et rendue immobile par le joug,'il
.
:n’est pas difcile de s’apercevoir combien il Souffre de cet état de génie et
qui peut“
aussi s’opposer au développement de l’animal et l’empêcher d’acquérir toute sa grandeur et tente
.
sa force; d’ailleurs le Bœuf paraît tirer avec plus d’avantage par le poitrail, et Cette méthode est
—
suivie dans plusieurs cantons de laFran_ce et de l’Angleterre, en Suisse et dans d’autres contrées
_
-
de l’Europe.
’
.
'
,
-
.
L’attelage doit se composer, autant que possible, d’animaux de même taille et de même forCe._
'
Plusieurs expériences ont été faites en France et en Angleterre sur‘le travail comparatif des Bœufs
et des Chevaux pour la culture des terres, et l’avantage est resté aux premiers.
'
Outre le travail de la charrue, les Bœufs sont trés-propres à traîner de lourds fardeaux. Attelés à
_
.
»des chars, ils servent au laboureur à transporter les récoltes dans les granges; dans plùsieurS villes
maritimes, ils conduisent sur des traîneaux
ballots qui forment la cargaison des navires. Mais on
des emploie rarement à de longs transports, à cause de la lenteur de leur marche; toutefois, dans
quelques pays,
et surtoutdans les colonies_du cap de Bonne-Espérance,
pu faire aller plus vite
.
_
ces
animaux, et les voyageurs dans l’intérieur desterfes en Afrique ne se font transporter qu’avec
,
-
.des attelages de Bœufs qui peuvent parcourir en'u_n jour”ce
sl:bff, et'cet‘te distance,
_
-
'
-
dépend des circonstances qui la déterminent, et varie-de Cinq
,on-{y'évae
f
élue habituellement la vitesse d’un Bœuf, sur un sol ferméet
“troismilles
'ètfilpeut-_
'
_
,,
ainsi pendant dix ou douze
sans‘s’arrêter. Dansl'lnde et en Afrique,
le
.—tzuSsi de
bête de somme. Quelques peuplades d_u_mididu’continentafricain élèvent
aussi des Bœufs pour la garde de leurs troupeaux et même pour la guerre.
En Espagne
»
»ques' autres pays,
à l’instar de ce
avait lieu jadis chez les Romains,—les
l’a—‘
—
muSement'du peuple, et on les fait combattre dans les arènes: res
qui ontencore
_
_
.
_
“dieu
en temps dans le midide la France, ne Sont plus d’accord-avec
mœurs,
,
_
,
espérer qu’elles disparaîtroixt
Le Boeuf, enn,: rend àla terretout “autant
-
’
qu’il en tire, et m’êmeil améliore le fonds sur
il“ vit;
50“ pâturage; sans-lu1,—les
_
campagnes seraient'seChes étinl‘écondes,etglesterrains.-arides resteraient' condamnés
anne
.
-
.
stérilité;
Ïf0ùiÊiïitçët
"€"? :les. engrals'
'
’on sait ausSi_…qué la-enté de c'esa_nil_najixpeutêtre
une Clia'leu_1’
,
-bùirelesàlitüeritS etÎà quelques
;;Ï
"
;
' _
.
“
'
_
_
; ".Lsi 1"o‘n déstie‘lés Bbeùfs‘;à faire .de.=l_,oneues_ routeS..£.êttéléslà
-d“fs
>
l
l
»
'
—>
'
'—
'
Précédent

- 259/460

Suivant