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RUMINANTS.
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de Paris, et ne dirons—nous que quelques mots des autres races européennes étrangères a la partie
du monde que nous habitons.
Raon SUISSE (Boa t‘auras clomeslicus Helveticus). —— Race de haut cru; taille moyenne ou assez
grande; quelques individus atteignant jusqu’à cinq cents kilogrammes de poids; conformation très—
semblable à celle de la race auvergnate, mais dans une plus grande proportion; fanon plus-grand;
cuir beaucoup plus épais; nature plus rude; couleur générale rouge dans la moitié des individus à
peu prés, et brune dans l’autre moitié; presque tous ayant la tête blanche. Ces Vaches suisses sont
trés-renommées par leur grande taille, l’abondance du lait qu’elles fournissent, et la beauté des
Veaux qu‘elles produisent; mais il ne suft pas, pour obtenir dans notre pays de beaux individus,
de les tirer de Suisse, il faut, une fois acclimatés chez nous, leur procurer des pâturages a peu prés
analogues à ceux de leur pays natal.
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Race FRANCONIENNE (B. [auras domest.
—
Bœufde nature; taille moyenne; poids variant
de deux cent cinquante à trois cent cinquante kilogrammes; conformation assez svelte; cuisses min—
ces; membres menus; flancs un peu descendus; cornes blanches, nes, relevées et pointues, couleur
d‘un rouge trés—vif, avec la tête blanche; soif et cuir peu abondants. La viande que produit ces ani—
maux a une grande apparence, mais peu de poids et de saveur, et ce défaut vient apparemment de
la manière dont on les engraisse; car on les nourrit toujours au sec avec l’avoine, et ils travaillent
pendant le temps de l‘engraissement. Les races allemandes sont a peu près semblables aux races
franeoniennes.
RACE FLAMANDE ou HOLLANDAISE (B. taurus dom/351. Hatavicizs). —Boeuf de nature; taille moyenne;
poids moyen de trois cents à quatre cents kilogrammes; corps trés—long et haut sur jambes, trèsmince et peu pourvu de ventre; tête longue; cornes noires, trés—grandes; cuir assez fort; Vaches tou—
jours maigres, donnant beaucoup de lait. Cette race, transportée dans le pays d’Auge, en Normandie, c‘est—zi-dire dans le canton situé non loin du bord de la mer, entre Rives, Pont—l’Évéque et
Crévecoeur, y ayant trouvé des pâturages excellents, a changé un peu de conformation, acquis de la
taille et de l’embonpoint, et est devenue la plus remarquable de notre pays sous ces deux derniers
rapports. Les Bœufs amands que l’on envoie en France aprés avoir été engraisse's n’ont pas plus de
quatre à cinq ans; leur chair est assez lourde, ce qui est ordinaire quand on tue ces animaux jeunes:
mais, quoique grasse, elle a peu de qualité; leurs cuirs sont assez forts.
Parmi les races européennes qui ne se trouvent pas sur les marchés français, nous ne consacrerons quelques lignes qu‘aux suivantes :
Races ancestses. —— On remarque pour la taille ceux du Suffolk, du Herefordshire et du Wiltshire,
dont le caractère commun le plus apparent consiste dans la petitessc de la tête, la brièveté du cou et
l’horizontalité parfaite du des. Ce sont peut—être, de tous les Bœufs, sinon les plus grands, au moins
ceux
dont le poids est le plus considérable,. car on cite un Veau du Suffolk qui, a quatre mois et
demi, pesait deux cent quarante kilogrammes, et un Bœuf du même comté dont les cornesn’avaient
pas moins de l…,60, et qui pesait prés de deux mille kilogrammes. Les Boeufs du Norfolk, quoique
petits, sont généralement les plus estimés pour la qualité de leur chair. Ceux du Devonshire et du
Sussex, trés—semblables entre eux, si ce n’est que
les premiers ont la tête et le cou plus petits que
les derniers, sont le résultat du croisement des races normandes avec des races primitives anglaises.
Du reste, on sait que, dans ces derniers temps surtout, tous les points de l’agriculture
ont fait, en
Angleterre, de grands progrès, surtout en ce qui concerne l’élève des animaux domestiques
: aussi
cOmprend—on qu’aujourd’hui on connaît un aSSez grand nombre d'excellentes races anglaises,
les
unes recommandées par la chair, le snif ou le cuir qu’elles don—nent, et les autres par
leur lait.
Races Écossa1ses. — Le Taureau sans cornes, d‘Écosse, trés-multiplié aussi dans le comté de Suf—
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folk, où il prend une forte taille et la couleur blanche, est encoreà
moitié sauvage
dans les parcs
du
premier de ces pays,
et est de petite taille. C’est sans doute le l5‘zsou
albus Scotwus
ou Calyclomcus
d‘Aldrovande, que l‘on a rapporté
à l’espèce de l’Aurochs,
mars qu1, comme la montre G. Cuv1er,
présente tous les caractères ostéologiqtles du BŒUfOIÜIH31PCRACES tntaanusns. — Ces Bœufs, des contrées méridionales
et maritimes de l’Irlande, manquent
de cornes; et il en est de même dans les mers DE L’ISLANDE, qui; en outre, sont de petite
taille.
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