62
21215 - …
.
Les erreurs de mesure de température sont la cause d'es—
timations erronées de la valeur stérilisatrice d'un trai—
tement thermique. Elles sont dues, en dehors de la préci—
sion et de la fiabilité des capteurs, à la conduction de la
chaleur le long des fils des thermocouples, à l'emplacement
_
.
des sondes dans les boîtes et des boîtes dans l'autoclave,
à l'hétérogénéité de la température initiale dans la boîte
et a sa trop grande différence avec celle de l'autoclave,
a la fréquence insuffisante des mesures au cours d‘une
opération, aux plus ou moins grandes fluctuations
de la
température du fluide chauffant...
La
mesure
de
la
température par thermocouple Cuivre—constantan est sujette à
erreur. L‘une des causes déjà signalée ci-dessus est la conduction de la chaleur tout au long des fils du
thermocouple. Un étalonnage est toujours recommandé par rapport a des températures de réfé—
rence : glace fondante (DDC), points d'ébullition du benzène (80°C), de l'eau pure (iÛÛ°C) et du toluène
(iiܰC). Les lectures sont corrigées en conséquence
"'7’
231
;
certains
constructeurs
livrent
leurs
th‘ermocouples avec des tables de correction correspondantes”. Cependant, pratiquement, dans la zone
des
températures usuelles de stérilisation, la surestimation du taux de mortalité (découlant d'une
température surestimée) pendant la phase de chauffage est plus ou moins compenséepar la
sous—estimation au cours de la phase de refroidissement (les thermocouples ne sont utilisables que dans
une
zone
limitée de températures), et l'estimation de la valeur stérilisatrice globale est finalement
correcte”’ 22". Par contre, s‘il y a une grande différence de température entre celle initiale des
boîtes et celle de la vapeur, l'erreur de mesure de température provoquée par la conduction de la
chaleur le long du thermocouple est plus prononcée parce qu'elle est proportionnelle à l‘importance de
la différence de température”’ 22". Dans le cas de transfert de chaleur par convection, l‘erreur
commise est positive au voisinage de la paroi de la boite (due à la conduction de la vapeur à partir des
extrémités du circuit) et elle est négative au centre de la boîte. Cette erreur négative (température
indiquée par le thermocouple moindre que celle du produit liquide) est due justement à la grande
différence de température : il y a une inertie du circuit provoquant un retard du transfert du signal
Par ailleurs, sans prendre en compte le comportement du matériel de contrôle ni les
perturbations opérationnelles éventuelles, la précision du capteur à lui seul est de l'ordre de 0,1 ‘a 1°C ;
l‘erreur correspondante dans le calcul du taux de mortalité a l'aide de l'équation (li) (indiquée @
212…) serait de l‘ordre de 2,3 à 26 9522“.
Le calcul de la pénétration de la chaleur dans la boîte est donc dépendant des erreurs
dues à la mesure de la température et aussi, mais à un moindre degré de faibles erreurs dans la mise
en
place des thermocouples'63. il est important à cet égard que la sonde plonge dans un milieu à
température homogène, d'où l'un des intérêts du séjour des boîtes dans une enceinte à température
constante pendant une durée convenable à l‘équilibrage juste avant l‘autoclavage. Pour pallier
l‘imprécision éventuelle des mesures il conviendra de les effectuer sur plusieurs boîtes placées à
différents niveaux, répétées tout au long de l'autoclavage et recommencées pendant plusieurs
opérations, sur le même produit, toutes conditions de travail identiques.
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Les erreurs de mesure de température sont la cause d'es—
timations erronées de la valeur stérilisatrice d'un trai—
tement thermique. Elles sont dues, en dehors de la préci—
sion et de la fiabilité des capteurs, à la conduction de la
chaleur le long des fils des thermocouples, à l'emplacement
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des sondes dans les boîtes et des boîtes dans l'autoclave,
à l'hétérogénéité de la température initiale dans la boîte
et a sa trop grande différence avec celle de l'autoclave,
a la fréquence insuffisante des mesures au cours d‘une
opération, aux plus ou moins grandes fluctuations
de la
température du fluide chauffant...
La
mesure
de
la
température par thermocouple Cuivre—constantan est sujette à
erreur. L‘une des causes déjà signalée ci-dessus est la conduction de la chaleur tout au long des fils du
thermocouple. Un étalonnage est toujours recommandé par rapport a des températures de réfé—
rence : glace fondante (DDC), points d'ébullition du benzène (80°C), de l'eau pure (iÛÛ°C) et du toluène
(iiܰC). Les lectures sont corrigées en conséquence
"'7’
231
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certains
constructeurs
livrent
leurs
th‘ermocouples avec des tables de correction correspondantes”. Cependant, pratiquement, dans la zone
des
températures usuelles de stérilisation, la surestimation du taux de mortalité (découlant d'une
température surestimée) pendant la phase de chauffage est plus ou moins compenséepar la
sous—estimation au cours de la phase de refroidissement (les thermocouples ne sont utilisables que dans
une
zone
limitée de températures), et l'estimation de la valeur stérilisatrice globale est finalement
correcte”’ 22". Par contre, s‘il y a une grande différence de température entre celle initiale des
boîtes et celle de la vapeur, l'erreur de mesure de température provoquée par la conduction de la
chaleur le long du thermocouple est plus prononcée parce qu'elle est proportionnelle à l‘importance de
la différence de température”’ 22". Dans le cas de transfert de chaleur par convection, l‘erreur
commise est positive au voisinage de la paroi de la boite (due à la conduction de la vapeur à partir des
extrémités du circuit) et elle est négative au centre de la boîte. Cette erreur négative (température
indiquée par le thermocouple moindre que celle du produit liquide) est due justement à la grande
différence de température : il y a une inertie du circuit provoquant un retard du transfert du signal
Par ailleurs, sans prendre en compte le comportement du matériel de contrôle ni les
perturbations opérationnelles éventuelles, la précision du capteur à lui seul est de l'ordre de 0,1 ‘a 1°C ;
l‘erreur correspondante dans le calcul du taux de mortalité a l'aide de l'équation (li) (indiquée @
212…) serait de l‘ordre de 2,3 à 26 9522“.
Le calcul de la pénétration de la chaleur dans la boîte est donc dépendant des erreurs
dues à la mesure de la température et aussi, mais à un moindre degré de faibles erreurs dans la mise
en
place des thermocouples'63. il est important à cet égard que la sonde plonge dans un milieu à
température homogène, d'où l'un des intérêts du séjour des boîtes dans une enceinte à température
constante pendant une durée convenable à l‘équilibrage juste avant l‘autoclavage. Pour pallier
l‘imprécision éventuelle des mesures il conviendra de les effectuer sur plusieurs boîtes placées à
différents niveaux, répétées tout au long de l'autoclavage et recommencées pendant plusieurs
opérations, sur le même produit, toutes conditions de travail identiques.
