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environ 5 % de la conserve de thon mondiale, et la conserve de maquereaux
est passée d‘environ 10 % du
chiffre mondial en 1978 à près de 17 % en 1983, ce qui semble—t—il est dû, (alors que la production
française stagne) à une forte baisse en Amérique du Sud et surtout au Japon.,
La répartition des conserveries par région fait ap3p7aâaître
trois zones de concentration des
usines : la Bretagne (plus de la moitié des conserveries de poisson
) le Nord et la Côte Basque (chacune
environ 15 % des conserveries), le reste se situant en Vendée et sur la Côte Méditerranéennesos, Il est
remarquable de noter qu‘au niveau des emplois la Bretagne représente 78
de l'embauche permanente en
conserverie française de poisson, contre 12,8 % sur la Côte Basque et seulement 4,5 % dans le Nord, ce qui
s'explique par la différence de type
En Bretagne, en 1981, 29 usines font, de la conserverie de poisson, leur activité exclusive
ou principale et 3, leur activité secondaire. Ces conserveries traitent 55 000 à 60 000 tonnes/an (en 1/2
brut) on peut les répartir
:
'
1* entreprise travaille entre 5 008 et 10 000 t/an (en 1/2 brut)
[le
1/4 des fabrications
&* entreprises travaillent entre 4 008 et 5 000 t/an (en 1/2 brut)
nationales
8 entreprises travaillent entre 2 000 et 4 808 t/an (en 1/2 brut)
13 entreprises travaillent moins de 2 000 t/an
Parmi ces entreprises quelques noms sont bien connus : Paulet—Chacun—Saupiquet—Pêcheurs de France
etc…
Plusieurs usines ont fermé leurs portes ces dernières années suivant en cela une tendance
générale observée dans l'ensemble du pays (voir ci—dessous) ; globalement le secteur breton de la
conserverie de poisson est dans une période de consolidation aut0ur d'une dizaine d'entreprises (environ
quinze usines).
_
Au Pays basque et en Bretagne les coopératives maritimes, cantonnées d'abord dans
l‘avitaillement des flottilles de pêches, ont joué un rôle important à partir de 1959 dans l'exploitation des
conserveries. C'est l'époque de la création de la Société "Pêcheurs de France" avec le soutien des caisses
régionales de Crédit Maritime Mutuel et la Caisse Centrale du Crédit Coopératifl7l.
Les conserveries boulonnaises traitent de l‘ordre de 15 000 t/an surtout en lieu noir,
maquereau, thon, hareng, approximativement par ordre d'importance en y ajoutant ces derniers temps
d'autres poissons (merlan, colin—mer… différent du lieu noir). Les conserveries du Nord sont en général
groupées en quelques grosses entreprises telles que Pêches et Froid, Société Industrielle du poisson,
Pêcheries de la Morinie, Continentale des Conserve5357.
Les industries de transformation des produits de la pêche sont représentées par un certain
nombre d'organismes affiliés à la CITPPM3H. En 1958, la fabrication des conserves était effectuée par
155 entreprises qui travaillaient chacune en moyenne 440 t/an ; l‘évolution s'est poursuivie tout au long
des décennies suivantes par une augmentation du tonnage total, une diminution du nombre d'usines et en
conséquence une augmentation du tonnage travaillé par usine (Tableau VII). Le regroupement des usines
s'est poursuivi progressivement sans solution de continuité en même temps que les fabrications et la
productivité se sont
Une part croissante du tonnage va en outre vers les grandes entreprises :
les petites et moyennes entreprises sont plus touchées par le resserrement de l'effectif industriel que les
grandes qui voient leur importance relative s'accroître dans la Profession. En prenant 1 000 t/an comme
limite de séparation entre les 2 types d'entreprises, de 1969 à 1976 par exemple, les PME passent de 18 à
11
% du tonnage travaillé pour un nombre d'usines diminuant de 53 a 28 (diminution de 47 %) et les
grandes entreprises passent de 82 % à 89 % pour un nombre d'usines allant de 32 a 28 (diminution de 12,5
%). Si des raisons d'ordre économique et social expliquent en partie ce phénomène général
*
Ces 5 entreprises comprenant 11 usines
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