234
accélère suffisamment la pénétration de la température (fig. 151—1). L‘agitation est maintenue pendant
le refroidissement qui est accéléré aussi par une brusque plongée des boîtes en eau froide (fig. 150 —
position à). En fait l‘eau froide arrive par le bas (fig. 150 — position 3 et 4), elle refoule l'eau chaude
dans le caisson supérieur. Cette eau, portée à haute température, à nouveau, par un complément de
chauffage, servira aux cycles de stérilisation suivants. L'économie d‘eau par recyclage est ainsi
appréciable.
On peut stériliser des boîtes de grands formats (format 5 l et même 20 l) avec ces
appareils, ils évitent la surcuisson mais sont de faible capacité.
252.3 — Les stérilisateurs continus
A l‘exception de l‘autoclave a rotation axiale, tous les stérilisateurs présentés
ci—dessus
travaillaient
par
"fournées", ils étaient discontinus. Ainsi que nous l‘avons déjà dit
les
stérilisateurs continus ne sont pratiquement pas employés en conserverie de poisson, aussi nous ne
ferons que signaler l'existence des principales conceptions des matériels utilisés dans d'autres industries
alimentaires.
Le
stérilisateur continu hydrostatique3LH
50’
73’
132’
259,
288,
309’
par
contre a été utilisé, lui, en conserverie de poissons en Norvège dès 1950, mais son emploi ne s'est pas
généralisé malgré plusieurs tentatives au cours de la décennie suivante. Les autoclaves semi—continus à
rotation axiale sont presque tous à surpression et permettent déjà des stérilisations rapides et en même
temps progressives. Ils présentent tous cependant deux points faibles : les sas de transfert et de
'
déchargement. Les accidents ont toujours lieu à ce niveau car la pression interne de la boîte est alors
suffisante pour bomber les couvercles. Les boîtes trop remplies ou trop mal serties éclatent alors,
bourrant les sas. Dans le système hydrostatique les boîtes sont convoyées par une chaîne animée d'un
mouvement lent (1 a 2 m à la minute) : c'est une chaîne sans fin portant les boîtes (de 5 a 15,7 cm de
diamètre) sur des traverses porteuses (les berceaux). L'agitation ne se fait pas selon le principe "end
over
end" les boîtes étant normalement transportées leur grand axe à l'horizontale. Elles entrent dans
le stérilisateur (fig. 152), descendent dans une première colonne d'eau chaude, parcourent dans les
deux sens la colonne centrale chauffée ‘a la vapeur (115 à 130°C), remontent dans une colonne de
refroidissement pour redescendre hors du stérilisateur sous une pulvérisation d‘eau froide et immersion
en
eau froide avant d‘être dirigées vers le séchage—étiquetage. La pression dans la colonne centrale est
équilibrée par la hauteur des colonnes d‘eau d'entrée et de sortie (10 mètres à 121°C, 15 mètres à
127°C etc...). Ces appareils occupent peu de surface au sol (moins de 40 m2, pour 1 000 boîtes/
minute), malgré leur hauteur, seule la base où s‘effectuent le chargement et déchargement représente
l'encombrement au sol ; ils présentent une grande souplesse d‘utilisation de 60 a 1 000 boîtes à la
minute.
Certains stérilisateurs hydrostatiques sont prévus pour imprimer aux boîtes des mouvements de rotation
axiaux continus ou alternés, à l'aide d'aimants magnétiques disposés sur le bâti en divers endroits. Le
gros inconvénient est l‘investissement nécessaire ; c‘est un appareil coûteux. Par ailleurs il y a toujours
un
gros stock en cours de traitement dans le stérilisateur ; il ne convient donc que dans les usines à
gros débits ; en cas de panne, des lots importants sont a retraiter.
Le pneumohydrostatiqueslh
126’ 259’
est conçu selon le même principe que le
stérilisateur hydrostatique mais :
1) ll comporte systématiquement l'autorotation des boîtes par attraction magnétique le long de
la chaîne ; les auteurs précisent que si l‘agitation "end over end" améliore la pénétration de la chaleur,
elle
a
l‘inconvénient
de
provoquer
des
phénomènes d‘érosion abîmant les produits fragiles. C'est
pourquoi on est revenu ici à l‘agitation autour de l'axe.
Précédent

- 230/318

Suivant