282____________________________________Biochimie clinique
Au cours des comas hépatiques, marquant souvent la fin des hépatites
graves et des cirrhoses, l'hyperammoniémie accompagne le déficit en facteurs
de l'hémostase et contribue à l'odeur particulière de l'haleine de ces patients.
Elle participe par son taux très élevé au pronostic extrêmement fâcheux. En
effet, hormis la greffe hépatique dans les hépatites aiguës fulminantes, il n'y a
aucun traitement vraiment efficace actuellement.
3.4. Méthodes de dosage
3.4.1. Détermination calorimétrique
Elle peut être réalisée, en fonction des appareillages de deux manières différentes :
- sur plaque de « chimie sèche » dans les appareils « Vitros », la diffusion de
l'ammoniac au travers d'un film de polypropylène dans une couche contenant
un colorant (bleu de bromocrésol ou bleu de bromophénol) provoque une coloration dont l'intensité, mesurée par réflectométrie, est proportionnelle à la quantité d'ammoniac plasmatique ;
- la détermination colorimétrique traditionnelle, utilisable dans de nombreux
automates multiparamétriques, repose sur la classique réaction de Berthelot,
dans laquelle l'ammoniac développe, en milieu alcalin, une coloration bleue en
présence de phénol et d'hypochlorite de sodium.
3.4.2. Dosage enzymatique
Le plus répandu il utilise la glutamo-déshydrogénase qui, en présence de
NADH^ transporte l'ammoniac sur l'a-cétoglutarate pour le transformer en
glutamate, selon la réaction :
NH3 + NADH + H++ a-cétoglutarate
GLDH ) NAD
+ + glutamate.
La décroissance de la densité optique à 340 nm, liée à la disparition du
NADH, est proportionnelle à la quantité d'ammoniac présent.
4.
Bilirubine
La dégradation du pigment porphyrinique de l'hémoglobine conduit aux pigments biliaires présents dans le plasma en petite quantité, à l'état normal, sous
forme de bilirubine.
Son augmentation pathologique produit une coloration de la peau et des
muqueuses, l'ictère. De multiples classifications des ictères ont été proposées,
les plus récentes s'appuyant sur le siège et la nature du trouble métabolique responsable de l'hyperbilirubinémie.
Au cours des comas hépatiques, marquant souvent la fin des hépatites
graves et des cirrhoses, l'hyperammoniémie accompagne le déficit en facteurs
de l'hémostase et contribue à l'odeur particulière de l'haleine de ces patients.
Elle participe par son taux très élevé au pronostic extrêmement fâcheux. En
effet, hormis la greffe hépatique dans les hépatites aiguës fulminantes, il n'y a
aucun traitement vraiment efficace actuellement.
3.4. Méthodes de dosage
3.4.1. Détermination calorimétrique
Elle peut être réalisée, en fonction des appareillages de deux manières différentes :
- sur plaque de « chimie sèche » dans les appareils « Vitros », la diffusion de
l'ammoniac au travers d'un film de polypropylène dans une couche contenant
un colorant (bleu de bromocrésol ou bleu de bromophénol) provoque une coloration dont l'intensité, mesurée par réflectométrie, est proportionnelle à la quantité d'ammoniac plasmatique ;
- la détermination colorimétrique traditionnelle, utilisable dans de nombreux
automates multiparamétriques, repose sur la classique réaction de Berthelot,
dans laquelle l'ammoniac développe, en milieu alcalin, une coloration bleue en
présence de phénol et d'hypochlorite de sodium.
3.4.2. Dosage enzymatique
Le plus répandu il utilise la glutamo-déshydrogénase qui, en présence de
NADH^ transporte l'ammoniac sur l'a-cétoglutarate pour le transformer en
glutamate, selon la réaction :
NH3 + NADH + H++ a-cétoglutarate
GLDH ) NAD
+ + glutamate.
La décroissance de la densité optique à 340 nm, liée à la disparition du
NADH, est proportionnelle à la quantité d'ammoniac présent.
4.
Bilirubine
La dégradation du pigment porphyrinique de l'hémoglobine conduit aux pigments biliaires présents dans le plasma en petite quantité, à l'état normal, sous
forme de bilirubine.
Son augmentation pathologique produit une coloration de la peau et des
muqueuses, l'ictère. De multiples classifications des ictères ont été proposées,
les plus récentes s'appuyant sur le siège et la nature du trouble métabolique responsable de l'hyperbilirubinémie.
