Enzymes plasmatiques__________________________________255
pondérale et non cinétique grâce à l'utilisation d'anticorps monoclonaux. Les
résultats sont alors exprimés en ug/1. Ces tests ont augmenté les performances
de la CK^g et sont préférables à la détermination de la CK^g activité.
Valeurs usuelles : inférieures à 7 fig/l.
3.7. Isoformes de la CK
Les isoenzymes MM et MB de la CK sont elles mêmes hétérogènes et présentent des isoformes résultant de la dégradation dans le plasma de la forme tissulaire des isoenzymes après leur passage dans la circulation. Les CK^^[ possèdent trois isoformes et les CK^g n'en possèdent que deux. Il existe des
possibilités de séparation par électrofocalisation, les résultats sont alors donnés
en pourcentage, mais il existe également des méthodes immunologiques pour
les déterminer.
3.8. Macro-CK
Les CK, comme de nombreuses enzymes peuvent exister sous une forme particulière appelée « macroenzyme » qui correspond à une forme circulante d'enzyme associée le plus souvent à des immunoglobulines, parfois à des lipoprotéines.
On distingue deux types de macro-CK :
- macro-CK de type 1 qui correspond à une CK^-IgG ou, rarement, à une
CK^-IgA. Cette macroenzyme existerait principalement chez 2 à 5 % des
femmes âgées et serait associée à des maladies intestinales de type colite ulcérative ou à des infections des voies respiratoires supérieures ;
- macro-CK de type 2 ou CK mitochondriale qui est une CK auto-agrégée.
Elle serait surtout présente chez le nouveau-né atteint d'affection néoplasique
avec métastases hépatiques.
En fait, la signification physiopathologique de ces macroenzymes reste mal
comprise (dérèglement immunitaire, reflet d'un processus tumoral ?) mais leur
présence interfère avec les techniques classiques d'étude des isoenzymes. Il est
donc important que le biologiste puisse les détecter.
Le signe d'appel biologique est une valeur anormalement élevée de
CK^g (parfois supérieure à la CK totale), surtout avec les techniques d'immuno-inhibition.
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