4_____________________________________Biochimie clinique
La perspiration cutanée est l'élimination permanente d'eau par évaporation à
la surface du corps, indépendamment de la sueur.
Le tout constitue la perte insensible d'eau, évaluée à environ 800 ml/jour.
Ces conditions basales peuvent être largement perturbées par :
- la sudation, qui peut entraîner une spoliation importante de sels et d'eau ;
- la fièvre à 38° C, provoquant une perte d'environ 1 200 à 1 400 ml ;
- la fièvre à 40 °C, environ 1 600 ml ;
- la fièvre avec polypnée, 1 800 ml ;
- la fièvre avec sueur et polypnée, 2 000 ml.
Ces valeurs devront être prises en considération lors de la réanimation et de
l'équilibration des patients.
1.1.6.3. Élimination urinaire
Elle est, pour l'eau, de 1 200 à 1 500 ml/24h du fait de la filtration glomérulaire, de la résorbption tubulaire passive, liée à la réabsorption saline, et active
par l'hormone antidiurétique au niveau du tube distal et du tube collecteur,
qui constituent le site essentiel du contrôle de l'élimination de l'eau.
Quant à l'élimination minérale urinaire, elle est sous la dépendance de la cortico-surrénale et de l'activité de certaines enzymes comme l'anhydrase carbonique (activité diurétique des inhibiteurs de cette enzyme) qui participe par
ailleurs à l'équilibre acidobasique (cf. chapitre suivant).
- Le Na^ entièrement filtré au niveau du glomérule est réabsorbé obligatoirement pour 80 à 85 % dans le tube proximal. Cette réabsorption active entraîne
l'absorption passive d'eau et de chlorures, ce qui aboutit à une urine isotonique
à l'entrée de l'anse de Henlé.
Le long de la branche descendante de l'anse, il y a concentration progressive
de l'urine en face du tissu médullaire hypertonique (gradient osmotique corticopapillaire). Le long de la branche ascendante, il y a au contraire dilution progressive de l'urine qui est hypotonique à l'entrée du tube distal.
Dans celui-ci, 10 % environ du Na
+ peuvent encore être réabsorbés en
échange avec H
4 ' et K
+ , sous l'influence de l'aldostérone. Dans le tube collecteur enfin, l'ajustement terminal hormonodépendant aboutit à des urines hyperou hypotoniques.
Finalement la natrurie est éminemment variable, dépendant principalement de
l'apport alimentaire, oscillant donc entre 5 et 400 mmol/24 h.
- Pour le potassium, l'élimination est urinaire et digestive, également fonction de l'apport exogène. Une ration alimentaire normale apporte 50 à 100 mmol
/24h de K"
1
' dont 45 à 90 sont éliminées dans les urines ; les 5 à 10 mmol restantes sont retrouvées dans les selles.
- Au total, l'osmolalité maximale de l'urine ne pourra dépasser
1 200 mOsm/1.
La perspiration cutanée est l'élimination permanente d'eau par évaporation à
la surface du corps, indépendamment de la sueur.
Le tout constitue la perte insensible d'eau, évaluée à environ 800 ml/jour.
Ces conditions basales peuvent être largement perturbées par :
- la sudation, qui peut entraîner une spoliation importante de sels et d'eau ;
- la fièvre à 38° C, provoquant une perte d'environ 1 200 à 1 400 ml ;
- la fièvre à 40 °C, environ 1 600 ml ;
- la fièvre avec polypnée, 1 800 ml ;
- la fièvre avec sueur et polypnée, 2 000 ml.
Ces valeurs devront être prises en considération lors de la réanimation et de
l'équilibration des patients.
1.1.6.3. Élimination urinaire
Elle est, pour l'eau, de 1 200 à 1 500 ml/24h du fait de la filtration glomérulaire, de la résorbption tubulaire passive, liée à la réabsorption saline, et active
par l'hormone antidiurétique au niveau du tube distal et du tube collecteur,
qui constituent le site essentiel du contrôle de l'élimination de l'eau.
Quant à l'élimination minérale urinaire, elle est sous la dépendance de la cortico-surrénale et de l'activité de certaines enzymes comme l'anhydrase carbonique (activité diurétique des inhibiteurs de cette enzyme) qui participe par
ailleurs à l'équilibre acidobasique (cf. chapitre suivant).
- Le Na^ entièrement filtré au niveau du glomérule est réabsorbé obligatoirement pour 80 à 85 % dans le tube proximal. Cette réabsorption active entraîne
l'absorption passive d'eau et de chlorures, ce qui aboutit à une urine isotonique
à l'entrée de l'anse de Henlé.
Le long de la branche descendante de l'anse, il y a concentration progressive
de l'urine en face du tissu médullaire hypertonique (gradient osmotique corticopapillaire). Le long de la branche ascendante, il y a au contraire dilution progressive de l'urine qui est hypotonique à l'entrée du tube distal.
Dans celui-ci, 10 % environ du Na
+ peuvent encore être réabsorbés en
échange avec H
4 ' et K
+ , sous l'influence de l'aldostérone. Dans le tube collecteur enfin, l'ajustement terminal hormonodépendant aboutit à des urines hyperou hypotoniques.
Finalement la natrurie est éminemment variable, dépendant principalement de
l'apport alimentaire, oscillant donc entre 5 et 400 mmol/24 h.
- Pour le potassium, l'élimination est urinaire et digestive, également fonction de l'apport exogène. Une ration alimentaire normale apporte 50 à 100 mmol
/24h de K"
1
' dont 45 à 90 sont éliminées dans les urines ; les 5 à 10 mmol restantes sont retrouvées dans les selles.
- Au total, l'osmolalité maximale de l'urine ne pourra dépasser
1 200 mOsm/1.
