Protéines plasmatiques__________________________________219
Figure 9.7 • Exemple de tracé en électrophorèse et en immunofixation.
2.3. Etude de la protéinurie
Au-delà de la protéinurie physiologique, inférieure à 150 mg/24 h, la protéinurie est pathologique et elle constitue un marqueur sensible et précoce de toute
affection rénale. Son étude apporte un complément non négligeable au dossier
clinique et biologique.
En effet, d'une part la quantité de protéines éliminées dépend de l'étiologie et
de la gravité des lésions et d'autre part la nature de ces protéines urinaires ainsi
que leurs proportions renseigne sur la localisation de l'atteinte rénale, gloméruiaire, tabulaire ou mixte. De plus, la recherche d'une protéine de Bence Jones
(PBJ) est importante pour le diagnostic ou la confirmation du diagnostic d'une
dysglobulinémie monoclonale.
• Le dosage des protéines urinaires, détectées par la positivité de la bandelette spécifique, est toujours assez difficile car les méthodes sont nombreuses
mais peu exactes ; les techniques récentes au rouge de pyrogallol ou au bleu de
Coomassie sont actuellement les plus recommandables.
• L'électrophorèse des urines est donc une méthode de choix car elle permet de visualiser toutes les protéines présentes mais elle nécessite parfois une
concentration préalable, source d'erreurs non négligeables. Aussi la méthode
recommandée est-elle l'électrophorèse à haute résolution (HR) qui permet,
grâce à sa haute sensibilité, de fractionner les protéines dans l'urine pure.
Cependant en cas de protéinurie modérée, < 1 g/1, même cette technique risque
de laisser échapper une PBJ et il faut recourir alors à l'immunofixation.
Précédent

- 235/356

Suivant