212____________________________________Biochimie clinique
fit dans un cas sur deux : le dosage des marqueurs cardiaques n'est alors pas
nécessaire.
Les protéines sont relarguées dans la circulation en fonction de leur poids
moléculaire et de leur localisation cellulaire. Les protéines de faible poids moléculaire et présentes dans le cytosol sont les premières à apparaître. L'intérêt de
la Tnic réside dans sa cardiospécificité.
Après une période initiale de 2 à 3 heures au cours de laquelle les taux plasmatiques restent normaux, on assiste à l'élévation successive de la myoglobine (2-3 h)
puis de la CK^g, de la troponine et des CK totales. Les taux reviennent à la normale selon des délais différents suivant les marqueurs, mais dans un ordre identique à celui de leur élévation. La myoglobine a un retour à la normale en 48 h.
Le diagnostic d'exclusion d'IDM ne devrait jamais se baser sur les résultats
d'un prélèvement unique. En cas de suspicion d'IDM, un seul test négatif ne
saurait en rien éliminer le diagnostic. La probabilité de positiver les tests s'accroît avec le temps. À la 9
e heure, la probabilité est maximale.
En pratique, le délai entre le début des symptômes et l'arrivée aux urgences
étant variable d'un patient à l'autre, deux marqueurs biochimiques doivent être
utilisés pour le diagnostic d'IDM : un marqueur précoce (positif dans les 6 premières heures après la douleur) et un marqueur de certitude (positif dans les 6 à
12 heures mais hautement sensible et spécifique d'une lésion myocardique).
L'arbre décisionnel qui utilise le couple myoglobine-troponine est d'un grand
secours puisqu'il allie la rapidité, grâce à la myoglobine, à la spécificité de la
troponine (figure 9.3).
CONFIRMATION
EXCLUSION
Confirmation
<
en accord avec
(^-"""^
le tableau clinique
'*~î^
Myo 85 ng/ml
•>• Exclusion
en accord avec
le tableau clinique
Seuils de positivité
Tn le 1,5 ng/ml
Figure 9.3 • Proposition d'un arbre décisionnel pour confirmer ou exclure un infarctus du myocarde.
fit dans un cas sur deux : le dosage des marqueurs cardiaques n'est alors pas
nécessaire.
Les protéines sont relarguées dans la circulation en fonction de leur poids
moléculaire et de leur localisation cellulaire. Les protéines de faible poids moléculaire et présentes dans le cytosol sont les premières à apparaître. L'intérêt de
la Tnic réside dans sa cardiospécificité.
Après une période initiale de 2 à 3 heures au cours de laquelle les taux plasmatiques restent normaux, on assiste à l'élévation successive de la myoglobine (2-3 h)
puis de la CK^g, de la troponine et des CK totales. Les taux reviennent à la normale selon des délais différents suivant les marqueurs, mais dans un ordre identique à celui de leur élévation. La myoglobine a un retour à la normale en 48 h.
Le diagnostic d'exclusion d'IDM ne devrait jamais se baser sur les résultats
d'un prélèvement unique. En cas de suspicion d'IDM, un seul test négatif ne
saurait en rien éliminer le diagnostic. La probabilité de positiver les tests s'accroît avec le temps. À la 9
e heure, la probabilité est maximale.
En pratique, le délai entre le début des symptômes et l'arrivée aux urgences
étant variable d'un patient à l'autre, deux marqueurs biochimiques doivent être
utilisés pour le diagnostic d'IDM : un marqueur précoce (positif dans les 6 premières heures après la douleur) et un marqueur de certitude (positif dans les 6 à
12 heures mais hautement sensible et spécifique d'une lésion myocardique).
L'arbre décisionnel qui utilise le couple myoglobine-troponine est d'un grand
secours puisqu'il allie la rapidité, grâce à la myoglobine, à la spécificité de la
troponine (figure 9.3).
CONFIRMATION
EXCLUSION
Confirmation
<
en accord avec
(^-"""^
le tableau clinique
'*~î^
Myo 85 ng/ml
•>• Exclusion
en accord avec
le tableau clinique
Seuils de positivité
Tn le 1,5 ng/ml
Figure 9.3 • Proposition d'un arbre décisionnel pour confirmer ou exclure un infarctus du myocarde.
