148__________________________________Biochimie clinique
Elle explore le coefficient d'assimilation du glucose K. Les mêmes précautions
de base doivent être prises que pour l'hyperglycémie provoquée par voie orale.
Une glycémie à jeun à temps zéro est prélevée, puis une injection intraveineuse de 25 g de glucose, sous forme de soluté hypertonique, est effectuée
en 4 à 6 minutes. Les échantillons sont prélevés toutes les 10 minutes pendant
90 minutes pour dosage de la glycémie. Celle-ci s'élève en moins de 5 minutes
et rejoint sa base en 60 minutes environ en décroissance exponentielle, qui permet de calculer K, normalement autour de 1,74 10~
2
.
2.3.2. Hyperglycémies provoquées sensibilisées
- Test à la cortisone glucose : 50 mg d'acétate de cortisone sont donnés per
os, 8 heures puis 2 heures avant une hyperglycémie provoquée. Toute glycémie
dépassant 7,75 mmol/1 à la deuxième heure témoigne d'un diabète latent.
- Test à l'insuline glucose : 30 g de glucose per os + 5 U d'insuline doivent
se compenser et la glycémie ne bouge pas chez le sujet normal.
2.3.3. Épreuves d'hypoglycémie
Les épreuves d'hypoglycémies provoquées sont dangereuses et doivent se
dérouler en milieu hospitalier et sous surveillance stricte : on doit pouvoir pratiquer dans la minute, une injection de glucagon ou une intraveineuse de sérum
glucose hypertonique dès l'apparition (souvent très rapide) des signes cliniques
d'hypoglycémie.
2.3.4. Dosages et épreuves complémentaires
2.3.4.1. Insulinémie
Jusqu'en 1960, seules les méthodes biologiques étaient utilisées. Elles consistaient à mesurer la consommation de glucose par le tissu adipeux épididymaire
du rat ou l'abaissement provoqué de la glycémie chez le lapin.
Ainsi a été définie l'unité d'insuline d'usage courant en diabétologie :
1 unité U = 0,04 mg = 40 ^g.
Chez l'homme, une unité d'insuline « métabolise » 3 à 4 g de sucre, un adulte
sain sécrète environ 50 à 70 U d'insuline par jour, ce qu'il faut pour métaboliser
la consommation quotidienne courante de l'ordre de 200 à 300 g de glucides. La
sécrétion de base serait d'environ 1 U/heure soit 40 p-g.
Actuellement les méthodes de dosage reposent :
- soit sur des techniques radio-immunologiques.
C'est en 1960 que S. Berson et R. Yallow ont proposé cette méthode. Elle
devait rapporter à Rosalyn Yallow le prix Nobel de médecine en 1977.
Cette méthode met en compétition une insuline marquée à
125
! et l'insuline
froide présente dans l'échantillon à doser, au niveau d'un anticorps spécifique
des sites immunologiques de l'insuline. L'insuline marquée résiduelle restant
Elle explore le coefficient d'assimilation du glucose K. Les mêmes précautions
de base doivent être prises que pour l'hyperglycémie provoquée par voie orale.
Une glycémie à jeun à temps zéro est prélevée, puis une injection intraveineuse de 25 g de glucose, sous forme de soluté hypertonique, est effectuée
en 4 à 6 minutes. Les échantillons sont prélevés toutes les 10 minutes pendant
90 minutes pour dosage de la glycémie. Celle-ci s'élève en moins de 5 minutes
et rejoint sa base en 60 minutes environ en décroissance exponentielle, qui permet de calculer K, normalement autour de 1,74 10~
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2.3.2. Hyperglycémies provoquées sensibilisées
- Test à la cortisone glucose : 50 mg d'acétate de cortisone sont donnés per
os, 8 heures puis 2 heures avant une hyperglycémie provoquée. Toute glycémie
dépassant 7,75 mmol/1 à la deuxième heure témoigne d'un diabète latent.
- Test à l'insuline glucose : 30 g de glucose per os + 5 U d'insuline doivent
se compenser et la glycémie ne bouge pas chez le sujet normal.
2.3.3. Épreuves d'hypoglycémie
Les épreuves d'hypoglycémies provoquées sont dangereuses et doivent se
dérouler en milieu hospitalier et sous surveillance stricte : on doit pouvoir pratiquer dans la minute, une injection de glucagon ou une intraveineuse de sérum
glucose hypertonique dès l'apparition (souvent très rapide) des signes cliniques
d'hypoglycémie.
2.3.4. Dosages et épreuves complémentaires
2.3.4.1. Insulinémie
Jusqu'en 1960, seules les méthodes biologiques étaient utilisées. Elles consistaient à mesurer la consommation de glucose par le tissu adipeux épididymaire
du rat ou l'abaissement provoqué de la glycémie chez le lapin.
Ainsi a été définie l'unité d'insuline d'usage courant en diabétologie :
1 unité U = 0,04 mg = 40 ^g.
Chez l'homme, une unité d'insuline « métabolise » 3 à 4 g de sucre, un adulte
sain sécrète environ 50 à 70 U d'insuline par jour, ce qu'il faut pour métaboliser
la consommation quotidienne courante de l'ordre de 200 à 300 g de glucides. La
sécrétion de base serait d'environ 1 U/heure soit 40 p-g.
Actuellement les méthodes de dosage reposent :
- soit sur des techniques radio-immunologiques.
C'est en 1960 que S. Berson et R. Yallow ont proposé cette méthode. Elle
devait rapporter à Rosalyn Yallow le prix Nobel de médecine en 1977.
Cette méthode met en compétition une insuline marquée à
125
! et l'insuline
froide présente dans l'échantillon à doser, au niveau d'un anticorps spécifique
des sites immunologiques de l'insuline. L'insuline marquée résiduelle restant
