134__________________________________Biochimie clinique
1.1.1.1. Origine exogène
L'alimentation humaine comporte un apport en glucides qui représente environ 50 % de la ration énergétique, soit un apport moyen de 200 à 300 g/jour.
Les glucides alimentaires sont de source principalement végétale. Les apports
sont complétés par les laitages et les sucres raffinés (annexe 1).
Une partie des glucides est apportée sous forme simple, fructose contenu dans
les fruits, galactose du lait. Cependant la plupart des sucres simples sont représentés par les diosides tels le saccharose et le lactose.
Une autre partie des glucides, en particulier ceux contenus dans les pommes
de terre, les féculents, est apportée sous forme de polyosides (amidon). Ils
devront être hydrolyses avant d'être absorbés dans l'intestin.
En effet seuls le glucose, le galactose, le fructose, le sorbitol peuvent franchir
la barrière intestinale et passer dans la circulation sanguine.
La digestion salivaire permet, sous l'action de l'amylase, d'hydrolyser les
longues chaînes d'amidon en oligosides et diosides. Elle se poursuit sous l'action de l'amylase pancréatique
La digestion intestinale est l'étape définitive. Elle a lieu tout au long du
grêle. Elle permet d'obtenir des oses à partir des oligosides et des diosides.
Une fois hydrolyses en sucres simples, les glucides sont absorbés, grâce à un
phénomène actif, par la muqueuse intestinale et déversés dans la circulation
porte. L'absorption des sucres nécessite l'intégrité de la muqueuse intestinale.
Elle est aussi liée à la température, au pH du milieu et à la présence conjointe
d'autres produits absorbables (acides gras, peptides, acides aminés).
1.1.1.2. Origine endogène
• A partir des glucides
- Le glycogène représente la forme de réserve glucidique de toute cellule
animale. Chez l'homme, le foie est l'organe dont la teneur en glycogène peut
être la plus élevée (10 à 12 % du poids frais) mais les muscles (1 à 3 % du
poids frais) renferment grâce à leur masse, la moitié du glycogène total de
l'organisme.
On appelle glycogénolyse le processus par lequel le glycogène est décomposé
dans la cellule : ou bien cette dégradation se poursuit par le catabolisme de radicaux glucose (glycolyse) ou bien le glucose est libéré et s'échappe de la cellule
pour passer dans la circulation sanguine. Le premier cas intéresse tous les tissus,
le second est limité au foie, mais son importance physiologique est très grande
dans la régulation de la glycémie (transformation du glycogène en glucose sous
l'action d'une enzyme débranchante, d'une phosphorylase, dont l'activation est
catalysée par l'adrénaline et le glucagon puis l'AMPc, donnant le glucose-1phosphate, d'une phosphoglucomutase formant du glucose-6-phosphate lequel
subira l'action de la glucose-6-phosphatase pour donner finalement du glucose
libre).
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