126____________________________________Biochimie clinique
1.6. Rôle métabolique
Le cuivre fait partie, comme cofacteur, de divers systèmes enzymatiques
impliqués dans des réactions d'oxydoréduction ou dans le métabolisme de
l'oxygène.
Ce métal n'agit jamais comme ion libre, mais
- soit sous forme liée par valence à la partie protéique de métalloenzymes,
- soit sous forme de complexe non saturé pouvant se lier au substrat.
Les principales enzymes renfermant du cuivre sont la dopamine (S-hydroxylase, catalysant la synthèse de la noradrénaline, la cytochrome C oxydase,
maillon des chaînes respiratoires, la céruléoplasmine (impliquée dans le transport du cuivre et surtout dans une activité ferro-oxydasique maintenant le fer à
l'état ferrique) et la superoxyde dismutase qui protège les cellules de l'effet
toxique des radicaux libres de l'oxygène.
2.
Exploration
2.1. Prélèvement et techniques
Pour le prélèvement sanguin et le recueil des urines, il est conseillé d'utiliser
du matériel plastique pour éviter les phénomènes d'absorption qui ont lieu sur le
verre.
Le dosage s'effectue :
- soit selon une technique de spectrométrie d'absorption atomique utilisant
une flamme air acétylène à la longueur d'onde de 324,8 nm ;
- soit par des techniques colorimétriques (bathocuproïne, oxalyidihydrazide)
moins sensibles et moins spécifiques.
2.2. Valeurs usuelles
La cuprémie ou cuivre plasmatique est de 12 à 25 pmol/l.
Pendant l'évolution de la grossesse, la cuprémie augmente régulièrement jusqu'au terme, parallèlement à l'augmentation de la céruléoplasmine, liée aux
œstrogènes.
Les traitements aux œstrogènes et les contraceptifs oraux produisent le même
effet.
Les valeurs urinaires usuelles sont < 1,5 p.mol/24 h.
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