102__________________________________Biochimie clinique
Le fer est apporté principalement par la viande, le poisson, les légumes secs,
les fruits, les légumes (les aliments les plus riches sont les abats).
1.4. Absorption du fer
Elle a lieu dans le duodénum et à un degré moindre dans le jéjunum.
Le taux d'absorption lors d'un régime équilibré étant d'environ 10 %,
l'apport alimentaire quotidien doit être de 10 mg chez l'homme et de 20 mg
chez la femme. Dans les pays développés, les apports sont généralement supérieurs aux besoins. Le fer héminique (viandes et poissons) est bien absorbé. Le
fer non héminique (céréales, légumes secs, fruits, légumes, produits laitiers)
est moins bien absorbé. C'est ainsi que le fer contenu dans le foie de veau est
20 fois mieux absorbé que celui se trouvant dans le riz. L'acide ascorbique (vitamine C) favorise l'absorption du fer non héminique alors que le thé et le café
l'inhibent fortement.
Dans tous les cas l'organisme n'absorbe que la quantité de fer dont il a
besoin.
Cette régulation n'est pas encore élucidée aujourd'hui. Elle comporterait
deux étapes : d'abord la captation du fer de la lumière intestinale par la cellule
puis son relargage par l'entérocyte vers le plasma. Un certain nombre de protéines interviendraient dans cette absorption dont la ferritine intracellulaire. Pendant son transfert dans l'entérocyte une partie du fer serait stockée sous forme
de ferritine et l'importance de celle ci régulerait l'absorption du fer (c'est cette
ferritine qui est perdue lors de la desquamation des entérocytes). Cependant la
nature du signal permettant à la cellule muqueuse de stocker plus ou moins de
ferritine n'est toujours pas élucidée.
Quoiqu'il en soit, une surcharge de l'organisme en fer diminue son
absorption et au contraire, toute augmentation de l'activité érythropoïétique (saignement, hémolyse...) augmente l'absorption du fer.
1.5. Transport du fer dans le plasma
La plus grande partie du fer plasmatique est transportée par une glycoprotéine, la transferrine, migrant à l'électrophorèse au niveau des Pj-globulines.
Cette molécule est capable de fixer deux atomes de fer ferrique, un à chaque
extrémité de la protéine. Globalement la transferrine du plasma est saturée environ au tiers de sa capacité.
Il existe plusieurs isotransferrines plasmatiques (une vingtaine), mais cette
hétérogénéité ne semble pas avoir de signification physiopathologique, car la
capacité de fixation du fer de ces différentes transferrines est identique.
La synthèse de la transferrine a lieu essentiellement dans l'hépatocyte mais
aussi un peu dans les macrophages de la moelle osseuse et de la rate. La syn-
Le fer est apporté principalement par la viande, le poisson, les légumes secs,
les fruits, les légumes (les aliments les plus riches sont les abats).
1.4. Absorption du fer
Elle a lieu dans le duodénum et à un degré moindre dans le jéjunum.
Le taux d'absorption lors d'un régime équilibré étant d'environ 10 %,
l'apport alimentaire quotidien doit être de 10 mg chez l'homme et de 20 mg
chez la femme. Dans les pays développés, les apports sont généralement supérieurs aux besoins. Le fer héminique (viandes et poissons) est bien absorbé. Le
fer non héminique (céréales, légumes secs, fruits, légumes, produits laitiers)
est moins bien absorbé. C'est ainsi que le fer contenu dans le foie de veau est
20 fois mieux absorbé que celui se trouvant dans le riz. L'acide ascorbique (vitamine C) favorise l'absorption du fer non héminique alors que le thé et le café
l'inhibent fortement.
Dans tous les cas l'organisme n'absorbe que la quantité de fer dont il a
besoin.
Cette régulation n'est pas encore élucidée aujourd'hui. Elle comporterait
deux étapes : d'abord la captation du fer de la lumière intestinale par la cellule
puis son relargage par l'entérocyte vers le plasma. Un certain nombre de protéines interviendraient dans cette absorption dont la ferritine intracellulaire. Pendant son transfert dans l'entérocyte une partie du fer serait stockée sous forme
de ferritine et l'importance de celle ci régulerait l'absorption du fer (c'est cette
ferritine qui est perdue lors de la desquamation des entérocytes). Cependant la
nature du signal permettant à la cellule muqueuse de stocker plus ou moins de
ferritine n'est toujours pas élucidée.
Quoiqu'il en soit, une surcharge de l'organisme en fer diminue son
absorption et au contraire, toute augmentation de l'activité érythropoïétique (saignement, hémolyse...) augmente l'absorption du fer.
1.5. Transport du fer dans le plasma
La plus grande partie du fer plasmatique est transportée par une glycoprotéine, la transferrine, migrant à l'électrophorèse au niveau des Pj-globulines.
Cette molécule est capable de fixer deux atomes de fer ferrique, un à chaque
extrémité de la protéine. Globalement la transferrine du plasma est saturée environ au tiers de sa capacité.
Il existe plusieurs isotransferrines plasmatiques (une vingtaine), mais cette
hétérogénéité ne semble pas avoir de signification physiopathologique, car la
capacité de fixation du fer de ces différentes transferrines est identique.
La synthèse de la transferrine a lieu essentiellement dans l'hépatocyte mais
aussi un peu dans les macrophages de la moelle osseuse et de la rate. La syn-
