Métabolisme du fer
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Les hématies vieillies sont captées par les macrophages du système réticulohistiocytaire (SRH) principalement du foie, de la rate et de la moelle osseuse.
L'hémoglobine détruite va libérer le fer, dont une partie est stockée sous
forme de férritine et d'hémosidérine (Fe""""*") et une autre partie est libérée dans
le plasma.
Le fer plasmatique est transporté par une protéine, la transferrine qui est normalement saturée au tiers de ses capacités de transport.
Le fer plasmatique peut avoir deux destinées :
- la plus importante est son retour au niveau de la moelle osseuse où il sera
incorporé au sein des érythroblastes, cellules précurseurs des GR.
- l'autre voie permet la mise en réserve sous forme de férritine et d'hémosidérine dans les cellules parenchymateuses du foie (hépatocytes).
Le plasma est donc un passage obligatoire pour le fer contenu dans le
SRH de la moelle osseuse et qui rentrera dans la synthèse des GR. Le phénomène de la rophéocytose qui est l'injection directe de la férritine des macrophages de la moelle osseuse dans les érythroblastes ne concerne en effet qu'une
infime partie de cette férritine.
Le fer plasmatique est par ailleurs la voie de passage entre le fer absorbé au
niveau du tube digestif, le fer mobilisé à partir des réserves et le fer éliminé au
niveau des émonctoires.
Ce fer plasmatique est quantitativement très faible, de l'ordre de 20 ixmol/l,
mais qualitativement très important car il est un carrefour obligatoire dans le
cycle corporel de ce métal. Par l'intermédiaire du fer plasmatique, les échanges
en fer entre les différents secteurs sont très importants car le fer circulant est
renouvelé en moyenne 10 fois par jour.
13. Besoins en fer
Le fer est recyclé dans l'organisme et les besoins doivent juste compenser les
pertes :
- pertes régulières dont la plus importante est la desquamation des cellules
intestinales épithéliales. S'y associent des pertes faibles par la bile, la peau et
l'urine ;
- pertes épisodiques liées aux hémorragies, aux pertes menstruelles, à la
grossesse, à l'allaitement.
Les besoins quotidiens sont d'environ :
- 1 mg chez l'homme,
- 2 mg chez la femme en période d'activité génitale.
La grossesse demande pour la mère un apport supplémentaire de l'ordre de
3 mg/jour pour les deux premiers trimestres et de 10 mg/jour pour le dernier.
Chez l'enfant les besoins sont plus importants pendant les deux premières
années et au moment de l'adolescence.
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