Métabolisme phosphocalcique________________________ _____91
• Ostéomalacies nutritionnelles (vitaminosensibles)
La diminution de la vitamine D circulante par manque d'apport vitaminique
entraîne une hypophosphatémie et une hypocalcémie. L'hyperparathyroïdie
secondaire qui en resuite ne fait qu'augmenter la fuite de phosphore et donc
aggrave l'hypophosphorémie.
• Ostéomalacies vitaminorésistantes
- Hypophosphorémie du syndrome de Fanconi ou diabète phosphoglucoaminé. C'est un trouble primitif de la réabsorption du phosphore au niveau des
cellules tubulaires rénales.
- Certaines entéropathies avec atrophie de la muqueuse intestinale entraînent une hypovitaminose D responsable d'une hyperparathyroïdie secondaire.
- Rachitisme familial hypophosphorémique vitaminorésistant. Il s'agit d'une
résistance périphérique des organes cibles à la vitamine D de cause inconnue.
• Causes diverses
- Perfusion de glucose ou de fructose par stimulation de la glycolyse.
- Reminéralisations très rapides dans les traitements d'une ostéomalacie ou
après parathyroïdectomie.
4.3. Perturbations métaboliques de l'os
Ce sont essentiellement les syndromes d'hyper et d'hypo-ostéoïdose.
4.3.1. Ostéomalacie ou hyperostéoïdose
C'est une maladie osseuse dans laquelle il y a un défaut de minéralisation
du tissu ostéoïde.
Celui-ci est en trop grande proportion par rapport au volume osseux global
qui est respecté car les travées et les corticales ont une épaisseur normale.
Tout se passe comme si l'organisme réagissait à un défaut de minéralisation
par un accroissement de synthèse du tissu ostéoïde, aboutissant à un tissu
osseux ramolli.
Cette absence de minéralisation est la conséquence, dans la majorité des cas,
d'une carence en vitamine D : c'est l'équivalent chez l'adulte du rachitisme
chez l'enfant. Elle est vitamino sensible et curable par l'apport de vitamine D.
Elle se traduit :
Du point de vue clinique par des douleurs et une impotence fonctionnelle
qui sont les principaux signes.
Du point de vue radiologique par une déminéralisation importante et les
stries de Looser Milkman. Ces dernières (figure 3.11) sont des fissures radiotransparentes symétriques siégeant électivement au niveau du bassin et des
fémurs.
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