Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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originale d’observation au sol permettant de couvrir l’ensemble des types de paysage et de fournir
des informations utilisables pour la cartographie numérique des images.
Prétraitement de l'image satellitaire et choix de l'échantillon
L'image satellitaire et la carte topographique servent de guide au choix de l'échantillon. Celui-ci
est constitué d’un ensemble de points, de lignes ou de sections :
• Les points sont des cercles de 10 à 20 mètres de rayon qui correspondent à un seul pixel
d'une image satellitaire.
• Les lignes sont des bandes rectilignes longues de 300 à 500 mètres et larges de 20 mètres qui
couvrent des groupes de 15 à 25 pixels.
• Les sections correspondent à des bandes brisées, longues de 1,5 à 2 km et larges de 100 m,
couvrant des ensembles de 300 à 400 pixels.
Un prétraitement de l'image permet de définir des classes radiométriquement homogènes (cf.
article 2) issues du traitement numérique des images, ou des unités cartographiques résultant
d'une photo-interprétation. Cette opération conduit généralement à la définition de 10 à 20 unités
cartographiques différentes qui seront échantillonnées en fonction de leur importance locale ou
régionale. Les pistes et les chemins sont rarement visibles sur les images satellitaires. Pour se
repérer avec précision sur ces dernières, on réalise un tirage sur film transparent de la carte
topographique de la zone à cartographier, à la même échelle que l'image.
Le type d'échantillon retenu dépend du mode cartographique et de la précision souhaitée dans
la description au sol. Pour une cartographie par analyse numérique des images, on choisira
l'échantillon sous la forme de lignes ou de sections. Pour une cartographie manuelle,
l'échantillonnage par points suffit.
La description au sol des classes radiométriques, ou des unités cartographiques, doit tenir
compte de la grande variabilité spatiale de la végétation et de l'occupation du sol. Elle
comprendra donc l'estimation des proportions des différentes composantes de l'état de surface :
strates arborée, arbustive et herbacée, types de sols, types d'organisation superficielle du sol et
occupation du sol avec son état cultural.
Choix méthodologiques
Pour transformer une description de la surface du sol en une lame ruisselée, plusieurs démarches
sont possibles. Elles sont basées sur le choix préalable de l'échelle de modélisation hydrologique
en relation avec la possibilité de transformer l'information spatiale en information de
ruissellement. Elles suivent les étapes suivantes :
1 Choix d'un modèle hydrologique de fonction de production et de son échelle élémentaire
d'application.
2 Cartographie des zones homogènes d'application d'une même fonction de production.
3 Choix d'un modèle de transfert permettant de reconstituer les volumes ruisselés et les
hydrogrammes à l'exutoire du bassin versant.
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