Session 1 : Les observations au sol
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Le mètre carré est l'échelle d'application des relations hydro-pluviométriques associées à la
typologie des états de surface établie en Afrique de l'Ouest par Casenave et Valentin (1989).
Nous avons donc choisi le mètre carré comme échelle élémentaire d'application des fonctions de
production.
Le terme "état de surface" désigne, selon Casenave et Valentin, un système de surfaces
élémentaires à un instant donné, système qui constitue un ensemble homogène au sein duquel les
différentes parties entretiennent des relations fonctionnelles quant au ruissellement et à
l'infiltration. L'état de surface servira donc d'unité pour la cartographie hydrologique à l'échelle
des bassins versants.
Pour chaque état de surface, on peut définir une fonction de production, somme des lames
ruisselées aux échelles élémentaires. Ce type de fonction de production ne définit pas le
ruissellement qui sera réellement observé, mais plutôt un potentiel de ruissellement qui sera
généralement supérieur au ruissellement réel.
Il importe donc, pour établir la fonction de production de chaque état de surface, de connaître
avec une précision suffisante sa composition en surfaces élémentaires. La description des états de
surface s’effectuera donc sur le terrain avec ce souci permanent.
En ce qui concerne le modèle de transfert permettant de reconstituer les écoulements à
l'échelle des bassins versants, ce problème sera abordé par Christian Puech dans l'article
"Télédétection et hydrologie : quelle vision, quelle échelle, quels processus ? "
La description des surfaces élémentaires
Le catalogue des états de surface de la zone sahélienne (Casenave et Valentin, 1989) fournit un
inventaire aussi exhaustif que possible des différents types de surfaces élémentaires rencontrées à
l'Ouest du continent africain au Sud du Sahara. Il fournit également une méthodologie détaillée
pour leur description. Nous ne reprendrons ici que l'essentiel nécessaire à la compréhension du
déroulement des opérations de terrain. Pour améliorer l'efficacité des descriptions d'états de
surface d'un bassin versant ou d'un groupe de bassins versants, il est indispensable de créer, pour
chaque région étudiée, un inventaire des types de surfaces élémentaires rencontrés.
La surface élémentaire (1 m
2
) est définie comme un ensemble homogène constitué par le
couvert végétal, la surface du sol et son organisation superficielle (Escadafal, 1981, 1989, 1992).
L'organisation pédologique superficielle résulte de transformations subies par la surface du sol
sous l'effet de facteurs météorologiques, phyto-écologiques, fauniques ou anthropiques.
Le couvert végétal
A l'échelle des surfaces élémentaires, seuls les couverts herbacé et cultivé peuvent être observés
facilement. On distingue, en pourcentage de recouvrement, le couvert épigé (vert ou desséché), de
la litière. Exprimé en pourcentage de recouvrement, le complément à 100 % du couvert végétal
total représente le pourcentage de sol nu exposé directement à l'impact des gouttes de pluie.
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