Session 3 : Estimation des crues des petits bassins africains
346
Tri dans les données et nouvelle comparaison entre les zones climatiques
On écarte désormais les bassins pour lesquels l’épisode maximal observé est faible (RA < 0.8) et
où l’extrapolation des grandeurs hydrologiques a été importante. On écarte également les
quelques rares bassins où cet épisode maximal a été très violent (RA >1.8), qui sont susceptibles
de biaiser aussi les estimations. Dans ces conditions, il ne reste que 42 bassins, dont 25 en régions
tropicales humides (P>1 000 mm) et 17 en zones plus sèches (P<1 000 mm). L’ensemble de la
région semble correctement représenté par cet échantillon (tableau 4)
TABLEAU 4
Répartition géographique des bassins pour lesquels 0.8 Pays
Bénin Camer Congo Côte
d'Iv.
Gabon Burkina Mali Maurit. Niger Centraf.
Tchad Togo
Nbre bassins
2
6
4
6
2
4
1
1
7
-
5
4
Ce tri dans les données a été effectué afin de ne conserver que celles dont la fiabilité est
grande, l’extrapolation effectuée pour les obtenir étant faible ou nulle.
Désormais les statistiques des variables hydrologiques dans les deux zones climatiques se
différencient encore plus nettement que précédemment, notamment le coefficient d’écoulement
Ke 10 (tableau 5). On en conclut que les extrapolations ont été faites avec un excès de prudence
sur les bassins qui n’ont pas subi d’événements violents. Ce nouveau jeu de données paraît donc
plus fiable; c’est celui qui nous a servi pour analyser quelles sont les variables explicatives du
débit Q 10.
TABLEAU 5
Statistiques des variables hydrologiques sur les bassins ayant subi une forte pluie
Q10 (m
3 /s)
Ke10 (%)
tm (heures)
DS (heures
-1 )
Nbre. de
bassins
Val.
moy.
Ecarttype
Val.
moy.
Ecarttype
Val.
moy.
Ecarttype
Val. moy.
Ecart-type
Bassins pour lesquels
P<1000 mm
17
101.9 78.1
44.4
18.8
1.4
1.8
1.9
1.1
Bassins pour lesquels
P>1000 mm
25
52.5
58.7
24.3
14.1
3.9
4.0
0.6
0.5
Meilleures corrélations pour expliquer le débit Q 10
Pour chaque bassin versant et sur la base des estimations Q 10 dont on vient d’examiner le
principe, Rodier et Auvray (1965) complétés par Rodier et Ribstein (1989), puis repris par Puech
et Chabi (1984), ont cherché à établir des corrélations entre Q 10 et certaines des caractéristiques
du bassin décrites ci-dessus. Analytiques ou synthétiques, les démarches consistent toutes à
rechercher les groupements de bassins et de variables explicatives autorisant les meilleures
corrélations. La qualité de ces corrélations est variable mais elle est artificielle car elle traduit la
forme des relations fonctionnelles qui ont été supposées pour faire l’estimation de Q 10 à partir
d’extrapolations, dans le cas où les bassins n’avaient pas subi d’épisodes très violents (RA <
0.8).
En réduisant l’échantillon aux bassins qui ont subi de fortes pluies, nous cherchons à éliminer
le biais introduit par l’extrapolation des débits Q 10 .
Précédent

- 355/449

Suivant