Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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tableau 2 confirme d’ailleurs que t m est fortement dépendant de la durée de la pluie DP
(coefficient de corrélation -0.72), tandis que DS l’est moins (r=0.58).
Les autres liaisons importantes unissent à la superficie du bassin S le temps de montée
comme le coefficient de récession ainsi que la pente Ig. Ces liaisons sont fortes et incontestables;
elles ne peuvent provenir que d’un lien physique réel: le temps de montée est une fonction
croissante de la taille du bassin (respectivement le coefficient de récession est une fonction
décroissante de cette même taille). Enfin, les pentes des bassins diminuent lorsque leurs tailles
augmentent.
Selon ces corrélations, deux variables seulement apparaissent comme réellement explicatives
pour le débit décennal de pointe estimé Q 10 , ce sont la superficie du bassin S et le coefficient
d’écoulement Ke 10 . Ces corrélations traduisent peut-être la démarche suivie pour évaluer Q 10
dont la valeur a probablement été obtenue en faisant intervenir le produit S.Ke 10 .. Néanmoins, ce
sont des grandeurs indispensables pour une bonne estimation des débits de crues. La première est
relativement simple d’accès tandis que la seconde est très délicate à apprécier. Les démarches
courantes consistent à juger de ‘l’infiltrabilité’ des sols selon une appréciation qui fait intervenir
principalement la nature des sols. Nous analyserons plus loin quelles grandeurs jouent un rôle sur
ce coefficient d’écoulement.
Une amélioration de l’analyse passe par la distinction entre deux régimes climatiques.
Comparaisons des zones climatiques sahéliennes et tropicales
Le tableau 3 fournit les valeurs moyennes et écarts-types des variables hydrologiques et
géomorphologiques Q 10 , Ke 10 ,, t m et DS. Il compare aussi ces mêmes statistiques dans deux zones
climatiques séparées par la pluviométrie moyenne interannuelle de 1 000 mm (zone tropicale
humide pour P > 1 000 mm et tropicale sèche ou sahélienne pour P < 1 000 mm).
TABLEAU 3
Statistiques des principales caractéristiques hydrologiques sur les 96 bassins.
Q10 (m
3 /s)
Ke10 (%)
tm (heures)
DS (heures
-1 )
Nbre. de
bassins
Val.
moy.
Ecarttype
Val.
moy.
Ecart-type Val.
moy.
Ecarttype
Val.
moy.
Ecart-type
Tous les bassins
96
68.2
70.0
31.7
17.7
4.28
4.5
0.78
0.87
Bassins pour lesquels
P<1000 mm
39
94.0
80.0
37.6
16.9
2.4
2.6
1.2
1.1
Bassins pour lesquels
P>1000 mm
57
50.5
55.8
27.6
17.3
5.6
5.0
0.5
0.5
Pour toutes ces grandeurs, les différences entre les valeurs moyennes mesurées sur les deux
catégories de régions sont hautement significatives (au seuil de 1%). Ce sont les temps de montée
t m et les coefficients de récession DS qui sont les plus significativement différents. Ceci confirme
la pertinence de la distinction entre régions climatiques pour les comportements hydrologiques.
Une autre distinction doit être faite pour améliorer l’analyse: celle qui concerne la qualité des
estimations des variables hydrologiques.
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tableau 2 confirme d’ailleurs que t m est fortement dépendant de la durée de la pluie DP
(coefficient de corrélation -0.72), tandis que DS l’est moins (r=0.58).
Les autres liaisons importantes unissent à la superficie du bassin S le temps de montée
comme le coefficient de récession ainsi que la pente Ig. Ces liaisons sont fortes et incontestables;
elles ne peuvent provenir que d’un lien physique réel: le temps de montée est une fonction
croissante de la taille du bassin (respectivement le coefficient de récession est une fonction
décroissante de cette même taille). Enfin, les pentes des bassins diminuent lorsque leurs tailles
augmentent.
Selon ces corrélations, deux variables seulement apparaissent comme réellement explicatives
pour le débit décennal de pointe estimé Q 10 , ce sont la superficie du bassin S et le coefficient
d’écoulement Ke 10 . Ces corrélations traduisent peut-être la démarche suivie pour évaluer Q 10
dont la valeur a probablement été obtenue en faisant intervenir le produit S.Ke 10 .. Néanmoins, ce
sont des grandeurs indispensables pour une bonne estimation des débits de crues. La première est
relativement simple d’accès tandis que la seconde est très délicate à apprécier. Les démarches
courantes consistent à juger de ‘l’infiltrabilité’ des sols selon une appréciation qui fait intervenir
principalement la nature des sols. Nous analyserons plus loin quelles grandeurs jouent un rôle sur
ce coefficient d’écoulement.
Une amélioration de l’analyse passe par la distinction entre deux régimes climatiques.
Comparaisons des zones climatiques sahéliennes et tropicales
Le tableau 3 fournit les valeurs moyennes et écarts-types des variables hydrologiques et
géomorphologiques Q 10 , Ke 10 ,, t m et DS. Il compare aussi ces mêmes statistiques dans deux zones
climatiques séparées par la pluviométrie moyenne interannuelle de 1 000 mm (zone tropicale
humide pour P > 1 000 mm et tropicale sèche ou sahélienne pour P < 1 000 mm).
TABLEAU 3
Statistiques des principales caractéristiques hydrologiques sur les 96 bassins.
Q10 (m
3 /s)
Ke10 (%)
tm (heures)
DS (heures
-1 )
Nbre. de
bassins
Val.
moy.
Ecarttype
Val.
moy.
Ecart-type Val.
moy.
Ecarttype
Val.
moy.
Ecart-type
Tous les bassins
96
68.2
70.0
31.7
17.7
4.28
4.5
0.78
0.87
Bassins pour lesquels
P<1000 mm
39
94.0
80.0
37.6
16.9
2.4
2.6
1.2
1.1
Bassins pour lesquels
P>1000 mm
57
50.5
55.8
27.6
17.3
5.6
5.0
0.5
0.5
Pour toutes ces grandeurs, les différences entre les valeurs moyennes mesurées sur les deux
catégories de régions sont hautement significatives (au seuil de 1%). Ce sont les temps de montée
t m et les coefficients de récession DS qui sont les plus significativement différents. Ceci confirme
la pertinence de la distinction entre régions climatiques pour les comportements hydrologiques.
Une autre distinction doit être faite pour améliorer l’analyse: celle qui concerne la qualité des
estimations des variables hydrologiques.
