Session 3 : Estimation des crues des petits bassins africains
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médiane prévaut sur chaque bassin à l’occasion de la crue exceptionnelle, et on accepte donc la
notion de paramètres hydrologiques de fréquence décennale associés aux débits instantanés de
même fréquence (générés par des « crues décennales »).
RELATIONS ENTRE CARACTÉRISTIQUES HYDROLOGIQUES ET GÉOMORPHOLOGIQUES
Corrélations simples entre les variables
L’analyse des corrélations entre les variables hydrologiques repose sur 96 bassins de superficie
inférieure à 400 km
2
, prélevés dans le recueil des données ORSTOM (Dubreuil 1972) (1), pour
lesquels l’ensemble des variables est disponible. La couverture géographique de ces bassins
(tableau 1) s’étend depuis le Nord du Sahel jusqu’aux régions équatoriales (valeurs extrêmes
pour la pluie interannuelle: 95 mm et 2 500 mm).
TABLEAU 1
Répartition géographique des bassins retenus pour l’étude corrélative
Pays
Bénin Camer
Congo
Côte
d’Iv.
Gabon Burkina Mali
Maur Niger Centraf
r.
Tchad
Togo
Nbre
bassins
6
9
7
20
2
11
5
5
10
2
12
7
Le tableau 2 donne la matrice des corrélations simples entre les logarithmes des variables
pluviométriques, géomorphologiques et hydrologiques de ces 96 bassins. Les variables ont le sens
défini auparavant, t m , DS, RA et DP étant relatifs à l’épisode de plus forte importance observé sur
chaque bassin.
TABLEAU 2
Matrice des corrélations simples entre les logarithmes des variables pluviométriques,
géomorphologiques et hydrologiques.
S
Dd
Ig
Pan
P10
Ke10
tm
DS
RA
DP
Q10
S
1
Dd
-0.19
1
Ig
-0.64
0.35
1
Pan
0.10 -0.24
0.19
1
P10
0.12 -0.22
0.15
0.93
1
Ke10
0.01
0.38
-0.06
-0.29
-0.34
1
tm
0.77 -0.38
-0.55
0.37
0.37
-0.09
1
DS
-0.73
0.44
0.55
-0.33
-0.35
0.15
-0.89
1
RA
0.08 -0.03
-0.12
-0.15
-0.14
0.06
-0.11
-0.03
1
DP
-0.52
0.23
0.46
-0.08
-0.06
0.00
-0.72
0.58
0.33
1
Q10
0.60
0.34
-0.29
-0.20
-0.20
0.66
0.17
-0.09
0.14
0.13
1
La très forte corrélation (r=0.93) entre la pluie interannuelle P et la pluie décennale de 24
heures P 10 , signifie que ces deux grandeurs sont redondantes. La pluie décennale P 10 ayant été
utilisée comme entrée pour l’estimation de Q 10 , il est préférable de conserver P, qui ne risque pas
d’améliorer artificiellement les corrélations.
Une autre corrélation très forte (-0.89) est celle qui relie le temps de montée t m et le
coefficient de récession DS. On constate d’ailleurs que ces deux grandeurs sont liées de manière
tout à fait parallèle à toutes les autres variables. Elles apportent donc la même information. La
montée des eaux, qui intervient en général pendant les pluies, est probablement plus sensible à la
durée de la pluie qui la provoque que le coefficient de récession qui paraît donc préférable. Le
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