Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
299
La zone thalwegs/dépressions
Au pas de temps annuel, les coefficients estimés
dans les tableaux 5 et 8 prennent des valeurs
relativement faibles face aux valeurs attendues. En
effet les mesures au simulateur de pluie (Chevallier
et al., 1995) ont montré qu’il se produisait une
imperméabilisation croissante en allant de l’amont
des bassins vers l’aval, ce qui devrait donner de
forts coefficients pour les thalwegs / dépressions.
Au niveau mensuel, on identifie une tendance à
l'imperméabilisation au cours de la saison
(augmentation du coefficient d'écoulement). Ce
résultat est à relier à la fermeture des fentes de
dessication du sol dès que celui-ci devient plus
humide (communication personnelle de Lamachère,
1995). L'eau stagne alors dans des flaques et est
très vite reprise par évaporation, ce qui diminuerait
d'autant l'écoulement (Chevallier et al., 1985).
Ici encore notre analyse nous permet, grâce à une approche à plusieurs pas de temps, une
interprétation des coefficients d’écoulement en termes de mécanismes.
En conclusion, on peut dire que ces résultats illustrent la difficulté de résumer par rapport à
quelques zones homogènes le comportement hydrologique d’un bassin versant. Néanmoins ils
confortent notre approche en montrant qu’elle semble permettre une analyse pertinente (exemple :
zone homogène des thalwegs) des comportements hydrologiques en jeu.
VERS UNE RÉGIONALISATION DE LA MÉTHODE
Ce paragraphe présente une tentative de transposition des résultats obtenus sur le site de Gagara.
Nous nous appuyons ici sur les travaux d’Albergel (1988), qui a utilisé la procédure de
cartographie par télédétection de Lointier et al. (1984) sur les sites de Garaga. Après
regroupement des 10 thèmes d’occupation du sol en quatre, nous obtenons les proportions
présentées au tableau 9.
Sur la base des résultats précédents, nous pouvons appliquer, pour les pas de temps annuel et
mensuel, des coefficients d’écoulement moyens par zone homogène (tableau 10).
Les résultats sont présentés dans le tableau 11. Cette approche permet donc, au niveau annuel
(excepté année 57), et pour les mois pluvieux (juillet, août et septembre), d’estimer les
coefficients d’écoulement de façon relativement satisfaisante. L’ordre de grandeur est respecté.
TABLEAU 10
Coefficients d'écoulement (en %) retenus
pour les zones homogènes - Zone de
Gagara
Zone homogène
Coefficient
moyen en %
Système dunaire
0
Thalwegs et dépressions
10
Buttes et relief
10
Glacis
30
TABLEAU 9
Proportions de zones homogènes sur les
bassins de Gagara
Gagara Est Gagara Ouest
Surface km²
35
24.3
Dunes %
17
14
Thalwegs %
7
6
Buttes %
0
0
Glacis %
76
80
299
La zone thalwegs/dépressions
Au pas de temps annuel, les coefficients estimés
dans les tableaux 5 et 8 prennent des valeurs
relativement faibles face aux valeurs attendues. En
effet les mesures au simulateur de pluie (Chevallier
et al., 1995) ont montré qu’il se produisait une
imperméabilisation croissante en allant de l’amont
des bassins vers l’aval, ce qui devrait donner de
forts coefficients pour les thalwegs / dépressions.
Au niveau mensuel, on identifie une tendance à
l'imperméabilisation au cours de la saison
(augmentation du coefficient d'écoulement). Ce
résultat est à relier à la fermeture des fentes de
dessication du sol dès que celui-ci devient plus
humide (communication personnelle de Lamachère,
1995). L'eau stagne alors dans des flaques et est
très vite reprise par évaporation, ce qui diminuerait
d'autant l'écoulement (Chevallier et al., 1985).
Ici encore notre analyse nous permet, grâce à une approche à plusieurs pas de temps, une
interprétation des coefficients d’écoulement en termes de mécanismes.
En conclusion, on peut dire que ces résultats illustrent la difficulté de résumer par rapport à
quelques zones homogènes le comportement hydrologique d’un bassin versant. Néanmoins ils
confortent notre approche en montrant qu’elle semble permettre une analyse pertinente (exemple :
zone homogène des thalwegs) des comportements hydrologiques en jeu.
VERS UNE RÉGIONALISATION DE LA MÉTHODE
Ce paragraphe présente une tentative de transposition des résultats obtenus sur le site de Gagara.
Nous nous appuyons ici sur les travaux d’Albergel (1988), qui a utilisé la procédure de
cartographie par télédétection de Lointier et al. (1984) sur les sites de Garaga. Après
regroupement des 10 thèmes d’occupation du sol en quatre, nous obtenons les proportions
présentées au tableau 9.
Sur la base des résultats précédents, nous pouvons appliquer, pour les pas de temps annuel et
mensuel, des coefficients d’écoulement moyens par zone homogène (tableau 10).
Les résultats sont présentés dans le tableau 11. Cette approche permet donc, au niveau annuel
(excepté année 57), et pour les mois pluvieux (juillet, août et septembre), d’estimer les
coefficients d’écoulement de façon relativement satisfaisante. L’ordre de grandeur est respecté.
TABLEAU 10
Coefficients d'écoulement (en %) retenus
pour les zones homogènes - Zone de
Gagara
Zone homogène
Coefficient
moyen en %
Système dunaire
0
Thalwegs et dépressions
10
Buttes et relief
10
Glacis
30
TABLEAU 9
Proportions de zones homogènes sur les
bassins de Gagara
Gagara Est Gagara Ouest
Surface km²
35
24.3
Dunes %
17
14
Thalwegs %
7
6
Buttes %
0
0
Glacis %
76
80
