Session 3 : Télédétection et écoulements (Mare d’Oursi, Burkina Faso)
298
TABLEAU 8
Coefficient d'écoulement (en %). Synthèse des résultats
Interannuel
Annuel
Mensuel
Crue
Syst. dun.
0
0
0
0
Thalwegs
0
0 à 10
0/20/40
0/20/40/100
Buttes
13
10 à 20
0 à 20
5 à 30
Glacis
30
25 à 40
20 à 50
30 à 60
En confrontant ces résultats aux études conduites par l’ORSTOM , nous pouvons faire
l’analyse suivante :
Les zones de glacis et de système dunaire
Les résultats obtenus sont cohérents quel que soit le pas de temps, ce qui conduit à penser que les
aptitudes à l’écoulement de ces zones sont peu influencées par des évolutions (végétation,
humidité) de leurs états de surface au cours de la saison.
Ces résultats sont en accord avec les expériences conduites avec le simulateur de pluie par
l’ORSTOM. Ces simulations montrent en effet que les ruissellements, sur système dunaire,
apparaissent de façon limitée après 30 minutes d’averse à 60 mm/h, alors que pour les zones de
glacis, le ruissellement (souvent en nappe) apparaît dès 5 mm de pluie, et ce, quelle que soit
l’intensité.
Ces résultats sont également en accord avec ceux de Séguis (1986) qui a étudié la réponse
moyenne de plusieurs bassins pour une gamme donnée de pluies. Il a tenté de régionaliser un
indice (somme des lames ruisselées pour trois pluies de 10, 20 et 70 mm) sur la base d’une
analyse géomorphologique des bassins, en les regroupant par nature du substratum. Pour les
bassins sur roche plutonique, Seguis distingue trois grandes unités vis-à-vis du ruissellement : les
reliefs (buttes, dunes, affleurements rocheux), les glacis et les dépressions ou thalwegs. Il montre
que ce sont les glacis qui ruissellent le plus.
La zone buttes/relief
Les valeurs estimées des coefficients d’écoulement restent comparables lorsque le pas de temps
change. Par contre, l’amplitude de variation de ces coefficients est relativement forte et indique
une instabilité qu’il convient d’analyser.
Lorsque l’on consulte les études par simulation de pluie sur cette zone, on constate que les
coefficients de ruissellement peuvent atteindre 90 %. Mais en réalité ces zones présentent de
nombreuses fractures, dues aux altérations, qui induisent des infiltrations ponctuelles. La part du
ruissellement qui atteint alors le réseau hydrographique est moins élevée (Chevallier et al, 1985)
et se montre très variable suivant le bassin considéré. Par exemple, Kolel, qui est totalement
couvert de buttes/relief, ruisselle peu; alors que Tchalol, qui ruisselle plus que Polaka malgré une
même superficie et une proportion de glacis plus faible, voit ses reliefs contribuer à l'écoulement.
On retrouve ces différences dans la figure 7 lors de la reconstitution du débit de Kolel.
Il semble donc difficile d'identifier sur le terrain un comportement "unique" de la zone
homogène butte/relief, ce qui est confirmé par les résultats de notre analyse.
298
TABLEAU 8
Coefficient d'écoulement (en %). Synthèse des résultats
Interannuel
Annuel
Mensuel
Crue
Syst. dun.
0
0
0
0
Thalwegs
0
0 à 10
0/20/40
0/20/40/100
Buttes
13
10 à 20
0 à 20
5 à 30
Glacis
30
25 à 40
20 à 50
30 à 60
En confrontant ces résultats aux études conduites par l’ORSTOM , nous pouvons faire
l’analyse suivante :
Les zones de glacis et de système dunaire
Les résultats obtenus sont cohérents quel que soit le pas de temps, ce qui conduit à penser que les
aptitudes à l’écoulement de ces zones sont peu influencées par des évolutions (végétation,
humidité) de leurs états de surface au cours de la saison.
Ces résultats sont en accord avec les expériences conduites avec le simulateur de pluie par
l’ORSTOM. Ces simulations montrent en effet que les ruissellements, sur système dunaire,
apparaissent de façon limitée après 30 minutes d’averse à 60 mm/h, alors que pour les zones de
glacis, le ruissellement (souvent en nappe) apparaît dès 5 mm de pluie, et ce, quelle que soit
l’intensité.
Ces résultats sont également en accord avec ceux de Séguis (1986) qui a étudié la réponse
moyenne de plusieurs bassins pour une gamme donnée de pluies. Il a tenté de régionaliser un
indice (somme des lames ruisselées pour trois pluies de 10, 20 et 70 mm) sur la base d’une
analyse géomorphologique des bassins, en les regroupant par nature du substratum. Pour les
bassins sur roche plutonique, Seguis distingue trois grandes unités vis-à-vis du ruissellement : les
reliefs (buttes, dunes, affleurements rocheux), les glacis et les dépressions ou thalwegs. Il montre
que ce sont les glacis qui ruissellent le plus.
La zone buttes/relief
Les valeurs estimées des coefficients d’écoulement restent comparables lorsque le pas de temps
change. Par contre, l’amplitude de variation de ces coefficients est relativement forte et indique
une instabilité qu’il convient d’analyser.
Lorsque l’on consulte les études par simulation de pluie sur cette zone, on constate que les
coefficients de ruissellement peuvent atteindre 90 %. Mais en réalité ces zones présentent de
nombreuses fractures, dues aux altérations, qui induisent des infiltrations ponctuelles. La part du
ruissellement qui atteint alors le réseau hydrographique est moins élevée (Chevallier et al, 1985)
et se montre très variable suivant le bassin considéré. Par exemple, Kolel, qui est totalement
couvert de buttes/relief, ruisselle peu; alors que Tchalol, qui ruisselle plus que Polaka malgré une
même superficie et une proportion de glacis plus faible, voit ses reliefs contribuer à l'écoulement.
On retrouve ces différences dans la figure 7 lors de la reconstitution du débit de Kolel.
Il semble donc difficile d'identifier sur le terrain un comportement "unique" de la zone
homogène butte/relief, ce qui est confirmé par les résultats de notre analyse.
