Session 3 : Télédétection et écoulements (Mare d’Oursi, Burkina Faso)
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cartographie différencie des états de surface sur roche plutonique en 10 postes de légende, que
l’on peut réduire à quatre afin d’obtenir ce que nous pourrions appeler, des hydropaysages
(tableau 2).
TABLEAU 2
Passage de la nomenclature en 10 postes à la nomenclature en quatre postes (Lointier et al., 1985;
Chevallier et al., 1985).
Nomenclature initiale
Nomenclature finale
Sables vifs
Systèmes dunaires
Sables fixés
Végétation
Thalwegs et dépressions
Mare d’Oursi
Buttes
Buttes et relief
Altération de cuirasse
Blocs de roches diverses
Gravillons
Glacis
Arènes, sables grossiers
Pellicule induré
TABLEAU 3
Répartition des hydropaysages (en % de la surface totale) sur les bassins versants de la mare
d’Oursi (Chevallier, 1985)
Bassin
Surface (km²) Système dunaire
Thalwegs
dépressions
Buttes et reliefs
Glacis
Oursi
263
12
21
8
59
Outardes
16.5
0
25
19
56
Polaka
9.14
18
6
16
60
Tchalol
9.28
1
8
44
47
Taima
105
8
16
10
66
Jalafanka
0.81
0
0
0
100
Kolel
1.05
0
0
100
0
Gountouré
24.6
8
5
0
87
D’un point de vue hydrodynamique, ces hydropaysages (tableau 3 et figure 6) peuvent être
décrits de la manière suivante (Chevallier et al., 1985) :
• le système dunaire : Le réseau hydrographique y est inexistant et le ruissellement très faible;
• les thalwegs et dépressions : Ce sont les marigots et la mare elle-même. Il s’agit de sols
hydromorphes, vite saturés, donc imperméables, dans lesquels l’eau est reprise par
l’évaporation;
• les buttes et reliefs : Il s’agit de roches granitiques ou de surfaces cuirassées puis disséquées.
Le ruissellement y est intense localement et se concentre assez rapidement en ravines dont le
développement est modéré par la brièveté des versants;
• les grandes zones de glacis : Il s’agit d’une notion topographique où les paysages sont
relativement plans et de faible pente. La végétation y est très inégalement répartie allant de la
brousse dense à des plaques de sol nu (formations liées aux cuirasses ferrugineuses aux
affleurements rocheux). Ces zones sont peu perméables.
Choix des pas de temps pour l’analyse hydrologique
Nous avons choisi de travailler aux pas de temps annuel et mensuel. Malgré les remarques
formulées plus haut, la démarche sera également appliquée au pas de temps événementiel afin
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cartographie différencie des états de surface sur roche plutonique en 10 postes de légende, que
l’on peut réduire à quatre afin d’obtenir ce que nous pourrions appeler, des hydropaysages
(tableau 2).
TABLEAU 2
Passage de la nomenclature en 10 postes à la nomenclature en quatre postes (Lointier et al., 1985;
Chevallier et al., 1985).
Nomenclature initiale
Nomenclature finale
Sables vifs
Systèmes dunaires
Sables fixés
Végétation
Thalwegs et dépressions
Mare d’Oursi
Buttes
Buttes et relief
Altération de cuirasse
Blocs de roches diverses
Gravillons
Glacis
Arènes, sables grossiers
Pellicule induré
TABLEAU 3
Répartition des hydropaysages (en % de la surface totale) sur les bassins versants de la mare
d’Oursi (Chevallier, 1985)
Bassin
Surface (km²) Système dunaire
Thalwegs
dépressions
Buttes et reliefs
Glacis
Oursi
263
12
21
8
59
Outardes
16.5
0
25
19
56
Polaka
9.14
18
6
16
60
Tchalol
9.28
1
8
44
47
Taima
105
8
16
10
66
Jalafanka
0.81
0
0
0
100
Kolel
1.05
0
0
100
0
Gountouré
24.6
8
5
0
87
D’un point de vue hydrodynamique, ces hydropaysages (tableau 3 et figure 6) peuvent être
décrits de la manière suivante (Chevallier et al., 1985) :
• le système dunaire : Le réseau hydrographique y est inexistant et le ruissellement très faible;
• les thalwegs et dépressions : Ce sont les marigots et la mare elle-même. Il s’agit de sols
hydromorphes, vite saturés, donc imperméables, dans lesquels l’eau est reprise par
l’évaporation;
• les buttes et reliefs : Il s’agit de roches granitiques ou de surfaces cuirassées puis disséquées.
Le ruissellement y est intense localement et se concentre assez rapidement en ravines dont le
développement est modéré par la brièveté des versants;
• les grandes zones de glacis : Il s’agit d’une notion topographique où les paysages sont
relativement plans et de faible pente. La végétation y est très inégalement répartie allant de la
brousse dense à des plaques de sol nu (formations liées aux cuirasses ferrugineuses aux
affleurements rocheux). Ces zones sont peu perméables.
Choix des pas de temps pour l’analyse hydrologique
Nous avons choisi de travailler aux pas de temps annuel et mensuel. Malgré les remarques
formulées plus haut, la démarche sera également appliquée au pas de temps événementiel afin
