Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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Dans ces régions sahéliennes, l’imperméabilisation des sols sous l’effet mécanique de la pluie est
facilitée par la rareté de la végétation. La région d'étude (comme dans tout le Sahel) se caractérise
donc par l’importance des états de surface sur l’hydrodynamique, ainsi que par l’organisation
spatiale des pluies et leurs caractéristiques (intensité, durée).
Le concept d’états de surface est par conséquent un concept clé dans la compréhension des
écoulements au Sahel. Il a été formalisé par l’ORSTOM (Casenave et al., 1989), qui a également
mis au point une méthode pour les cartographier (objet visuel). Ces états de surface sont
caractérisés par un comportement hydrodynamique particulier (objet hydrologique). Composés de
surfaces élémentaires, ils peuvent varier considérablement suivant l’unité hydrologique à laquelle
on s’adresse (plaine désertique, champ).
Compatibilité du modèle avec le contexte hydrologique
La formulation de la relation liant le débit à la pluie Q = K.P peut être discutée. En effet au pas
de temps de l'épisode, d'autres facteurs interviennent dans l'explication du ruissellement, tel que
l'indice des précipitations antérieures. Pour les pas de temps annuel et mensuel, bien que ces
pluviométries soient très liées aux caractéristiques des averses qui les composent (intensité, durée,
qui sont en partie reliées à la position de l’averse au cours de l’hivernage) (Chevallier et al.,
1985), nous considérerons que cette formulation est globalement acceptable (se référer aux
graphiques pluviométriques de Chevallier et al., 1985).
Enfin, nous pouvons considérer que les deux hypothèses du modèle sont globalement vérifiées
:
• Hypothèse d'invariance :
si notre partage de l'espace se fait sur la base des états de surface, nous pouvons considérer
que l'hypothèse est vérifiée.
• Hypothèse d'additivité :
à l'échelle du bassin de la mare d'Oursi, les mesures au simulateur de pluie ont montré que
l'organisation spatiale des états de surface conduit à une imperméabilisation croissante de
l’amont des bassins vers l’aval (Chevallier et al., 1985). Cette organisation est favorable
car elle facilite l'acceptation de l'hypothèse d'additivité des débits issus de chaque zone
homogène.
Choix d’un partage de l’espace en zones homogènes
Le zonage de l'espace va donc s'appuyer sur une cartographie des états de surface.
La cartographie par télédétection de ces états de surface a été abordée par différents auteurs
(Lointier et al., 1984; Lamachère, 1987; Albergel, 1988; Puech, 1993). La télédétection permet
ici de produire un document cartographique homogène pour différents sites. Ce dernier point est
essentiel, car la diversité des descriptifs pédologiques rend souvent difficile un recensement
homogène des sols (Seguis, 1986).
Dans le cadre de notre étude, nous devons disposer d’une cartographie d’états de surface en
quatre à cinq postes de légende de façon à conserver un nombre de zones homogènes largement
inférieur au nombre de bassins jaugés. Nous avons retenu la cartographie réalisée par Lointier et
al (1984), à partir de l’image Landsat du 4 février 1976 (résolution de 80 mètres). Cette
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Dans ces régions sahéliennes, l’imperméabilisation des sols sous l’effet mécanique de la pluie est
facilitée par la rareté de la végétation. La région d'étude (comme dans tout le Sahel) se caractérise
donc par l’importance des états de surface sur l’hydrodynamique, ainsi que par l’organisation
spatiale des pluies et leurs caractéristiques (intensité, durée).
Le concept d’états de surface est par conséquent un concept clé dans la compréhension des
écoulements au Sahel. Il a été formalisé par l’ORSTOM (Casenave et al., 1989), qui a également
mis au point une méthode pour les cartographier (objet visuel). Ces états de surface sont
caractérisés par un comportement hydrodynamique particulier (objet hydrologique). Composés de
surfaces élémentaires, ils peuvent varier considérablement suivant l’unité hydrologique à laquelle
on s’adresse (plaine désertique, champ).
Compatibilité du modèle avec le contexte hydrologique
La formulation de la relation liant le débit à la pluie Q = K.P peut être discutée. En effet au pas
de temps de l'épisode, d'autres facteurs interviennent dans l'explication du ruissellement, tel que
l'indice des précipitations antérieures. Pour les pas de temps annuel et mensuel, bien que ces
pluviométries soient très liées aux caractéristiques des averses qui les composent (intensité, durée,
qui sont en partie reliées à la position de l’averse au cours de l’hivernage) (Chevallier et al.,
1985), nous considérerons que cette formulation est globalement acceptable (se référer aux
graphiques pluviométriques de Chevallier et al., 1985).
Enfin, nous pouvons considérer que les deux hypothèses du modèle sont globalement vérifiées
:
• Hypothèse d'invariance :
si notre partage de l'espace se fait sur la base des états de surface, nous pouvons considérer
que l'hypothèse est vérifiée.
• Hypothèse d'additivité :
à l'échelle du bassin de la mare d'Oursi, les mesures au simulateur de pluie ont montré que
l'organisation spatiale des états de surface conduit à une imperméabilisation croissante de
l’amont des bassins vers l’aval (Chevallier et al., 1985). Cette organisation est favorable
car elle facilite l'acceptation de l'hypothèse d'additivité des débits issus de chaque zone
homogène.
Choix d’un partage de l’espace en zones homogènes
Le zonage de l'espace va donc s'appuyer sur une cartographie des états de surface.
La cartographie par télédétection de ces états de surface a été abordée par différents auteurs
(Lointier et al., 1984; Lamachère, 1987; Albergel, 1988; Puech, 1993). La télédétection permet
ici de produire un document cartographique homogène pour différents sites. Ce dernier point est
essentiel, car la diversité des descriptifs pédologiques rend souvent difficile un recensement
homogène des sols (Seguis, 1986).
Dans le cadre de notre étude, nous devons disposer d’une cartographie d’états de surface en
quatre à cinq postes de légende de façon à conserver un nombre de zones homogènes largement
inférieur au nombre de bassins jaugés. Nous avons retenu la cartographie réalisée par Lointier et
al (1984), à partir de l’image Landsat du 4 février 1976 (résolution de 80 mètres). Cette
