Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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Niger touche dix pays d’Afrique occidentale et couvre presque 8% de la superficie du continent
africain.
Le Niger prend sa source dans le Fouta Djallon dans des zones particulièrement pluvieuses
pouvant recevoir plus de 2 000 mm de précipitation annuelle par endroits (voir figure 1). Il entre
ensuite au Mali, où commence son parcours en région aride au cours duquel les apports des affluents
sont faibles et limités aux quelques mois de la saison des pluies (juillet à septembre). Au Mali, le fleuve
se disperse dans un des deltas intérieurs les plus étendus du monde (entre 30 000 et 80 000 km² selon
l’importance des crues), où les apports de son seul affluent important, le Bani, ne suffisent pas pour
compenser les pertes par évaporation estimées entre 25 et 45 milliards de km
3 par an. Il coule ensuite à
travers le Sud-Ouest du Niger où il reçoit les apports d’un certain nombre d’affluents en rive droite
issus du Burkina Faso (Sirba, Gorouol, Dargol, Gouroubi) et du Bénin (Mékrou, Alibori, Sofo). Après
son entrée au Nigéria, les apports de ses différents affluents, dont la Bénoué, deviennent plus
conséquents suite à l’augmentation de la pluviométrie. Le fleuve se jette dans le golfe de Guinée, après
un parcours de près de 4 000 km, avec un débit moyen estimé à 5 600 m
3
/s. Il couvre donc un éventail
de climats allant du tropical humide (Fouta Djallon) au désertique (Algérie, Mali et Niger).
La demande en eau, selon que l'on considère ou non les cultures de décrue, représente un
prélèvement brut compris entre 5 et 12 km
3 par an. Par rapport aux 180 km
3 qui s’écoulent
annuellement dans l’océan, cette demande peut être considérée comme faible (de 3 à 7%). L’utilisation
de chiffres à l’échelle du bassin cache cependant une grande variabilité de situations qui donne à penser
que pour certaines zones la demande en eau est déjà relativement importante comparée aux ressources.
L’étude du potentiel d’irrigation des différents pays (FAO, en préparation) a montré que si chaque pays
développait au maximum son potentiel d’irrigation, la demande en eau atteindrait la limite des
ressources mobilisables (sauf pour ce qui concerne le bassin de la Bénoué).
FIGURE 1
Le fleuve Niger : carte de situation
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