Session 2 : Evaluation régionale des ressources en eau : le cas du bassin du Niger
104
L’approche cartographique, qui permet d’obtenir une vision régionale des caractéristiques des
régimes hydrologiques, nécessite une transformation de ces données ponctuelles en information
spatiale. Seul un nombre réduit de caractéristiques hydrologiques se prête à une représentation
cartographique. Les variables d’entrée du système hydrologique telles la précipitation ou les données
climatiques (évapotranspiration potentielle) sont aisément cartographiables. De même, un certain
nombre de variables ou de paramètres physiographiques peuvent faire l’objet d’une représentation
cartographique: pente, exposition, couverture végétale, type de sol (y compris la capacité de stockage),
géologie, aspects du réseau hydrographique.
Mais c'est lorsque l'on passe de la fonction de production à la fonction de transfert (écoulements
dans les cours d’eau) que l’approche géographique pose des problèmes principalement liés au caractère
linéaire de l’écoulement dans le réseau hydrographique ainsi qu’à sa variabilité dans le temps. C’est
également à ce niveau qu’apparaissent les problèmes liés à l’échelle de travail, plusieurs paramètres et
variables hydrologiques n'étant pas indépendants de l’échelle.
REGAIN D’INTÉRÊT POUR L’HYDROLOGIE RÉGIONALE
Les modèles de bilan hydrologique à l’échelle régionale ou continentale ont retrouvé un certain intérêt
au cours des dernières années et ce, suite à l’augmentation de la demande d’information globale. A la
FAO, de nombreuses études à caractère prospectif se basent sur une information régionale concernant
les ressources naturelles. Celles-ci incluent les sols, le climat, les ressources forestières et halieutiques,
les ressources génétiques et bien entendu les ressources en eau. Une estimation correcte des ressources
en eau est indispensable pour une bonne évaluation du potentiel d’irrigation, lui-même nécessaire pour
évaluer l’évolution de la production agricole (FAO, 1995). A titre d’exemple, la FAO est actuellement
en train d’évaluer le potentiel d’irrigation de l’Afrique dans le cadre des efforts menés pour développer
la production agricole dans les pays à faible revenu et à déficit alimentaire (FAO, en préparation).
OBJECTIFS DE L’ÉTUDE
L’objectif principal de l’étude est de mettre au point une méthode de régionalisation de l’information
hydrologique qui puisse être appliquée à l’évaluation des ressources en eau au niveau du continent
africain et étendue ensuite aux autres continents. Les résultats escomptés de l’étude sont:
• la représentation cartographique des principales caractéristiques hydrologiques de la zone étudiée
par bassin et sous-bassin;
• la capacité d’évaluer les ressources en eau sur la base d’unités territoriales différentes des unités
hydrologiques (unités politiques ou administratives, par exemple);
• la capacité de calculer les échanges entre unités territoriales;
• un outil d’aide à la planification régionale des ressources en eau.
LE BASSIN DU NIGER
Le bassin du Niger a été choisi pour cette étude pour plusieurs raisons liées à ses caractéristiques
physiques et son environnement institutionnel. Avec une superficie de 2,3 millions de km² environ (le
bassin hydrographique ne peut être délimité avec précision dans les zones désertiques), le bassin du
104
L’approche cartographique, qui permet d’obtenir une vision régionale des caractéristiques des
régimes hydrologiques, nécessite une transformation de ces données ponctuelles en information
spatiale. Seul un nombre réduit de caractéristiques hydrologiques se prête à une représentation
cartographique. Les variables d’entrée du système hydrologique telles la précipitation ou les données
climatiques (évapotranspiration potentielle) sont aisément cartographiables. De même, un certain
nombre de variables ou de paramètres physiographiques peuvent faire l’objet d’une représentation
cartographique: pente, exposition, couverture végétale, type de sol (y compris la capacité de stockage),
géologie, aspects du réseau hydrographique.
Mais c'est lorsque l'on passe de la fonction de production à la fonction de transfert (écoulements
dans les cours d’eau) que l’approche géographique pose des problèmes principalement liés au caractère
linéaire de l’écoulement dans le réseau hydrographique ainsi qu’à sa variabilité dans le temps. C’est
également à ce niveau qu’apparaissent les problèmes liés à l’échelle de travail, plusieurs paramètres et
variables hydrologiques n'étant pas indépendants de l’échelle.
REGAIN D’INTÉRÊT POUR L’HYDROLOGIE RÉGIONALE
Les modèles de bilan hydrologique à l’échelle régionale ou continentale ont retrouvé un certain intérêt
au cours des dernières années et ce, suite à l’augmentation de la demande d’information globale. A la
FAO, de nombreuses études à caractère prospectif se basent sur une information régionale concernant
les ressources naturelles. Celles-ci incluent les sols, le climat, les ressources forestières et halieutiques,
les ressources génétiques et bien entendu les ressources en eau. Une estimation correcte des ressources
en eau est indispensable pour une bonne évaluation du potentiel d’irrigation, lui-même nécessaire pour
évaluer l’évolution de la production agricole (FAO, 1995). A titre d’exemple, la FAO est actuellement
en train d’évaluer le potentiel d’irrigation de l’Afrique dans le cadre des efforts menés pour développer
la production agricole dans les pays à faible revenu et à déficit alimentaire (FAO, en préparation).
OBJECTIFS DE L’ÉTUDE
L’objectif principal de l’étude est de mettre au point une méthode de régionalisation de l’information
hydrologique qui puisse être appliquée à l’évaluation des ressources en eau au niveau du continent
africain et étendue ensuite aux autres continents. Les résultats escomptés de l’étude sont:
• la représentation cartographique des principales caractéristiques hydrologiques de la zone étudiée
par bassin et sous-bassin;
• la capacité d’évaluer les ressources en eau sur la base d’unités territoriales différentes des unités
hydrologiques (unités politiques ou administratives, par exemple);
• la capacité de calculer les échanges entre unités territoriales;
• un outil d’aide à la planification régionale des ressources en eau.
LE BASSIN DU NIGER
Le bassin du Niger a été choisi pour cette étude pour plusieurs raisons liées à ses caractéristiques
physiques et son environnement institutionnel. Avec une superficie de 2,3 millions de km² environ (le
bassin hydrographique ne peut être délimité avec précision dans les zones désertiques), le bassin du
