lepsie qui la prenaient tous les jours et régulièrement, à la même
heure. Bientôt cette maladie gagna une, deux, trois de ses compagnes
V
qui éprouvaient la même maladie et à la même heure. Le
nombre de ces épileptiques s’accroissait
W
de jour en jour et de
jour en jour les symptômes devenaient plus fâcheux. Le médecin
de la maison
X
en perdait la tête. On appela Boerhaave. L’Hippocrate de Leyde examine ces filles. Il rêve; et voici ce qui lui vient
en pensée. Une heure ou deux avant l’attaque d’épilepsie devenue presque générale, il se transporte dans la salle où elles travaillaient toutes; il y fait allumer
Y
un grand brasier; il fait rougir
un fer pointu dans ce brasier; il le sort rouge du feu; il le fait
briller étincelant aux yeux de ces filles, en déclarant qu’il ne
connaissait qu’un remède à ce mal, et que ce remède était de faire
percer le bras, de ce fer rouge, à toutes celles qui seraient attaquées.
Z
L’heure de l’épilepsie vint; toutes ces filles continuèrent
à travailler; aucune ne tomba en épilepsie, pas même celle qui
avait rendu cette maladie contagieuse. La frayeur ou l’émotion
violente, portée à l’origine du faisceau, suspendit l’action de tous
A
les autres brins.
Une terreur bizarre, comme la crainte d’être exposée nue sur
la place publique, un ami, un amant, une maîtresse, un bonheur,
un malheur, une ruse etc. tout cela, c’est le fer rouge de Boerhaave; et un paralytique qui se sauve de sa maison embrasée.
V qui éprouvaient…heure om. SP.
W de jour en jour om. SP.
X SP: en perdit la tête. […] de Leyde instruit de l’origine et des progrès du
mal, se transporte le lendemain au conservatoire une heure ou deux avant l’attaque d’épilepsie devenue presque générale. Il fait allumer…
Y SP: un brasier et rougir dans ce brasier un fer pointu; il tire ce fer du feu,
il le montre étincelant à ces jeunes filles, et déclare que le seul remède qu’il
connaisse à leur indisposition, c’est d’en percer le bras à toutes celles qui en
seront attaquées.
Z SP: L’heure de l’épilepsie arrive; toutes continuent à travailler; aucune ne
tombe épileptique, pas même celle qui avait eu la première attaque. La
frayeur…». [Diderot mentionne cet épisode de la guérison des filles par Boerhaave dans son compte-rendu de l’ouvrage de Thomas: Sur les femmes (1772),
supra, p. 343].
A SP: les autres brins. Une terreur bizarre aurait produit le même effet.
C’est le paralytique que la crainte des flamme fait courir.
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APPENDICE B
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 448
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