Lorsque l’origine du faisceau et ses filaments sont en repos le
sommeil est parfait.
Z
De la méditation. Au sortir d’un profond sommeil, d’une
forte méditation, on revient à son existence, on recouvre la
conscience du soi, on sait qu’on est; mais il faut quelques instants
de réflexions pour rapprendre ce qu’on est. C’est la mémoire des
choses passées et la continuité des sensations qui constituent la
conscience du soi.
A
Toutes les fois que notre propre vie n’est pas
l’objet de notre réflexion nous la perdons.
B La conscience du soi
diffère de la conscience de son existence. Des sensations continues,
C sans mémoire, donneraient une conscience ininterrompue
de son existence; nulle conscience de soi.
D
Question. Les animaux, qui ont certainement la conscience
de leur existence, ont-ils la conscience du soi?
20.
De la volonté et de la liberté.
E
De la volonté. Il semble qu’on soit d’autant plus libre qu’on
est plus ignorant; car plus on est ignorant, moins on a de raisons
de préférence. Vous avez deux choses à faire entre lesquelles
vous n’apercevez aucune raison de préférence. Vous êtes libre.
F
Apercevez-vous une raison de préférence; vous ne l’êtes plus.
De la liberté. Nous passons les neuf dixièmes de notre vie sans
vouloir; à plus forte raison sans être libres.
Z De la méditation om. SP: Au sortir d’un profond sommeil ou d’une forte
méditation, on ne sait ce qu’on est, où l’on est. C’est le ressouvenir des choses
passées qui nous rend à nous.
A Phrase om. SP.
B AT, 362; SP: La conscience du soi et la conscience de son existence sont
différentes. Des sensations…
C SP: sans mémoire, donneraient la conscience interrompue de son existence; elles ne produiraient nulle conscience de soi.
D Alinéa om. SP.
E AT, 375; SP: LIBERTÉ. S’il y a de la liberté, c’est dans l’ignorance. Si entre
deux choses à faire on n’a nul motif de préférence, c’est alors qu’on fait celle
qu’on veut.
F Phrase om. SP.
MANUSCRIT DE PÉTERSBOURG
443
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 443
sommeil est parfait.
Z
De la méditation. Au sortir d’un profond sommeil, d’une
forte méditation, on revient à son existence, on recouvre la
conscience du soi, on sait qu’on est; mais il faut quelques instants
de réflexions pour rapprendre ce qu’on est. C’est la mémoire des
choses passées et la continuité des sensations qui constituent la
conscience du soi.
A
Toutes les fois que notre propre vie n’est pas
l’objet de notre réflexion nous la perdons.
B La conscience du soi
diffère de la conscience de son existence. Des sensations continues,
C sans mémoire, donneraient une conscience ininterrompue
de son existence; nulle conscience de soi.
D
Question. Les animaux, qui ont certainement la conscience
de leur existence, ont-ils la conscience du soi?
20.
De la volonté et de la liberté.
E
De la volonté. Il semble qu’on soit d’autant plus libre qu’on
est plus ignorant; car plus on est ignorant, moins on a de raisons
de préférence. Vous avez deux choses à faire entre lesquelles
vous n’apercevez aucune raison de préférence. Vous êtes libre.
F
Apercevez-vous une raison de préférence; vous ne l’êtes plus.
De la liberté. Nous passons les neuf dixièmes de notre vie sans
vouloir; à plus forte raison sans être libres.
Z De la méditation om. SP: Au sortir d’un profond sommeil ou d’une forte
méditation, on ne sait ce qu’on est, où l’on est. C’est le ressouvenir des choses
passées qui nous rend à nous.
A Phrase om. SP.
B AT, 362; SP: La conscience du soi et la conscience de son existence sont
différentes. Des sensations…
C SP: sans mémoire, donneraient la conscience interrompue de son existence; elles ne produiraient nulle conscience de soi.
D Alinéa om. SP.
E AT, 375; SP: LIBERTÉ. S’il y a de la liberté, c’est dans l’ignorance. Si entre
deux choses à faire on n’a nul motif de préférence, c’est alors qu’on fait celle
qu’on veut.
F Phrase om. SP.
MANUSCRIT DE PÉTERSBOURG
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