tons et nous le descendons comme s’il faisait nuit.
I
Combien
d’autres circonstances où la raison déroute l’animal?
J
Un musicien cause avec son voisin; en causant, il exécute une sonate sur
le clavecin; il est tellement distrait qu’il a oublié qu’il joue. Il
jouait bien. Son attention le rapplique à sa pièce. Il ne sait plus où
il en est.
K
Si dans l’amaurosis, un œil est privé de la vision et qu’on
ferme le bon, la prunelle du mauvais reste immobile. Si l’on rend
la lumière au premier, aussitôt la prunelle malade se meut et se
contracte.
L
La sympathie ne suppose pas toujours connexion.
15.
De l’oreille.
M
Autre animal. L’œil fermé nous montre toutes sortes de couleurs pendant la nuit; l’oreille nous fait entendre toutes sortes de
sons. Le tympan se tend de lui-même et se relâche. La machine,
ainsi que l’organe de la génération, est sujette à autant d’érections
involontaires qu’elle a de parties.
I
Phrase om. SP.
J
AT, 271; SP: Un musicien est au clavecin; il cause avec son voisin, la
conversation l’intéresse, il oublie qu’il fait sa partie dans un concert. Cependant
ses yeux, son oreille et ses doigts n’en sont pas moins d’accord entre eux; pas
une fausse note, pas un accord déplacé, pas un silence oublié, pas la moindre
faute contre le mouvement, le goût et la mesure. La conversation cesse, notre
musicien revient à sa partition. Sa tête est perdue, il ne sait où il en est; l’homme
est troublé, l’animal est dérouté. Si la distraction de l’homme eût duré quelques
minutes de plus, l’animal eût suivi le concert jusqu’à la fin sans que l’homme
s’en fût douté.
K AT, 345-346; SP: Si dans l’amaurosis […] la prunelle est immobile. Si
l’on rend la lumière à celui-ci, la prunelle…
L SP: Sympathie. La sympathie ne suppose pas toujours connexion; il suffit d’une habitude.
M Alinéa om. SP.
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APPENDICE B
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 440
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